Près de 40.000 clandestins pour dix millions d'habitants
le 29 septembre 1998 à 00h00
La politique des autorités belges à l’égard des immigrés clandestins et des demandeurs d’asile est sur la sellette, après le décès de la jeune Nigériane de 20 ans. Les immigrés en situation irrégulière seraient «entre 30.000 et 40.000 en Belgique», selon une estimation du Centre pour l’égalité des chances et contre le racisme, dans un pays d’environ 10 millions d’habitants. 3. 863 expulsions ont été accomplies depuis le début de cette année, selon la gendarmerie belge, alors que le ministre de l’Intérieur, Louis Tobback, avait annoncé comme objectif 15.000 expulsions annuelles. Les expulsions par avion sont courantes, mais la Belgique n’utilise pas de «charters» exclusivement affrétés pour des immigrés illégaux. «Une grande part de ces sans-papiers sont des demandeurs d’asile déboutés», précise le Centre pour l’égalité des chances, selon lequel les demandes d’asile récentes ont émané en majorité de Congolais et de Kosovars. L’Office des étrangers, chargé de ce type de statistiques, n’a plus publié de rapport annuel sur le sujet depuis 1993. Dans un long rapport rendu public en juin, la commission de l’Intérieur du Sénat avait demandé que la loi sur les demandeurs d’asile soit rendue «plus humaine». Ce rapport préconisait notamment la réduction du délai maximal de détention des demandeurs d’asile (de 8 à 5 mois), un meilleur contrôle de la façon dont les candidats déboutés sont reconduits dans leur pays d’origine, ou encore une meilleure formation de l’Office des étrangers. Ces propositions, qui n’ont pour l’instant pas connu de suites législatives, avaient été accueillies à l’époque avec satisfaction par les associations membres du Mouvement national de régularisation des sans-papiers (MNRSP), qui y avaient vu une «approche moins sécuritaire» que celle du gouvernement. Le MNRSP avait alors déploré que la Belgique n’ait pas entamé récemment de procédure de régularisation de sans-papiers, ni adopté de nouveaux statuts de protection temporaire des réfugiés. «Des pays comme la France, l’Espagne, le Portugal, la Grèce et l’Italie ont lancé des processus de régularisation et toute une série d’autres pays ont élaboré des statuts temporaires», avait alors noté le MNRSP. (AFP)
La politique des autorités belges à l’égard des immigrés clandestins et des demandeurs d’asile est sur la sellette, après le décès de la jeune Nigériane de 20 ans. Les immigrés en situation irrégulière seraient «entre 30.000 et 40.000 en Belgique», selon une estimation du Centre pour l’égalité des chances et contre le racisme, dans un pays d’environ 10 millions d’habitants. 3. 863 expulsions ont été accomplies depuis le début de cette année, selon la gendarmerie belge, alors que le ministre de l’Intérieur, Louis Tobback, avait annoncé comme objectif 15.000 expulsions annuelles. Les expulsions par avion sont courantes, mais la Belgique n’utilise pas de «charters» exclusivement affrétés pour des immigrés illégaux. «Une grande part de ces sans-papiers sont des demandeurs d’asile déboutés»,...
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