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Actualités - Chronologie

Les entreprises se préparent au big bang en l'an 2000

La gestion du personnel par les entreprises va être profondément bouleversée par le passage à l’euro, qu’il s’agisse des cotisations patronales, de l’établissement des fiches de paie ou des conventions collectives. Tout en assurant que «la connaissance par les entrepreneurs du dossier s’améliore chaque mois», le directeur des affaires économiques de la CNPF (Confédération nationale du patronat français), Jacques Creyssel, reconnaît que «l’aspect social du passage à l’euro est leur dernière priorité». M. Cryssel a récemment présenté un rapport sur le sujet, avec le directeur général de l’Association française des établissements de crédit et d’investissements (AFECEI), Pierre Simon. La CNFP encourage les chefs d’entreprise à mettre à profit, dans leur gestion du personnel, la période durant laquelle francs et euros pourront continuer à être utilisés indifféremment (1er janvier 1999-31 décembre 2001) pour atténuer les effets du «big bang de 2002», selon l’expression de Pierre Simon. «L’une des missions de l’entreprise est de faciliter le passage de tous à l’euro», selon M. Simon. Le rapport de la CNPF encourage d’ailleurs «les entreprises à utiliser tous les supports à leur disposition, tels que l’affichage dans l’entreprise, les journaux internes, les plans d’épargne-entreprise, etc.» pour informer les salariés. Pas de double affichage «Le bulletin de salaire apparaît comme le vecteur à privilégier», selon le rapport qui met cependant en garde contre les problèmes d’arrondis, sources d’«incompréhension». Pendant la période intermédiaire, le texte recommande que la conversion se fasse directement sur la rémunération nette et non à chaque ligne de la fiche de paie. En effet, si la rémunération nette en euros était obtenue par la somme des conversions de chaque ligne, «la comparaison euro/franc ligne par ligne susciterait des incompréhensions du fait des écarts d’arrondis», analysent les auteurs du rapport. Selon cette logique, le rapport se prononce contre «un double affichage systématique de toutes les lignes du bulletin de salaire». «Les problèmes qui se posent avec le passage à l’euro n’ont rien à voir avec le passage de l’ancien au nouveau franc. Diviser de tête par 100 est facile, par 6,5 c’est impossible», estime M. Simon. «Le passage sera facilité par la difficulté de la conversion», poursuit, optimiste, M. Creyssel. Si la CNPF estime qu’«il y aura peu d’entreprises à travailler en euros dès 1999», il ajoute que «les entreprises importantes s’y mettront majoritairement en 2001» alors que les «très petites entreprises seront les plus démunies». C’est pour cette raison que le rapport de la CNPF recommande aux branches d’«élaborer des outils d’information» à destination des entreprises dépourvues de comité d’entreprise. Dans les plus grosses structures, «il conviendrait que le comité d’entreprise évalue les besoins et moyens nécessaires à la mise à niveau de ses systèmes informatiques», alors que les organisations syndicales souhaitent que «l’entreprise participe financièrement à cette mise à niveau», selon le rapport. Il reviendrait en outre aux comités d’entreprise «de veiller à ce que les organisations syndicales puissent assurer la formation nécessaire des élus». Le texte juge également que les dates respectives de passage à l’euro du comité d’entreprise et de l’entreprise «pourraient être indépendantes». Anticipant sur de possibles négociations, le rapport recommande de «déterminer quelques garanties en ce qui concerne l’effet cumulé des arrondis sur les salaires minima». (AFP)
La gestion du personnel par les entreprises va être profondément bouleversée par le passage à l’euro, qu’il s’agisse des cotisations patronales, de l’établissement des fiches de paie ou des conventions collectives. Tout en assurant que «la connaissance par les entrepreneurs du dossier s’améliore chaque mois», le directeur des affaires économiques de la CNPF (Confédération nationale du patronat français), Jacques Creyssel, reconnaît que «l’aspect social du passage à l’euro est leur dernière priorité». M. Cryssel a récemment présenté un rapport sur le sujet, avec le directeur général de l’Association française des établissements de crédit et d’investissements (AFECEI), Pierre Simon. La CNFP encourage les chefs d’entreprise à mettre à profit, dans leur gestion du personnel, la période durant...