Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Lockerbie : les familles des victimes britanniques appuient la position de Tripoli

Un représentant des familles des victimes britanniques de l’attentat de Lockerbie, M. Jim Swire, s’est déclaré favorable à la position de la Libye sur le jugement de ses deux ressortissants impliqués dans cette affaire, a rapporté la télévision libyenne. Selon la télévision d’Etat, M. Swire a été reçu par le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, en présence du professeur de droit à l’Université d’Edimbourg en Ecosse, M. Robert Black. Dans un communiqué rapporté par la télévision, un porte-parole de M. Black a affirmé que «le représentant des familles britanniques et les familles (des victimes) se rangent résolument dans le camp de la Libye et appuient sa position». Selon M. Black, «l’accord conclu entre la Grande-Bretagne et les Pays-Bas, pour le jugement des deux ressortissants libyens accusés d’être impliqués dans cette affaire, n’engage pas la Libye». «Tripoli a le droit de ne pas envoyer ses ressortissants aux Pays-Bas pour y être jugés en l’absence d’un accord convenu par les différentes parties, en tête desquelles figure la Libye», a ajouté le communiqué. Le texte précise que «la Libye accepte que le procès se déroule dans un pays tiers, à condition que ce pays soit le terminus et non un point de passage comme cela ressort clairement de l’accord» entre Londres et La Haye. M. Swire, porte-parole du groupe UK Families Flight 103, a perdu sa fille dans l’explosion du Boeing 747 de la Pan Am au-dessus de la localité écossaise de Lockerbie, qui avait fait 270 morts en 1988. «Ils ont entrepris ce voyage sur une invitation à participer à des discussions en Libye passée par l’intermédiaire de la section des intérêts libyens de l’ambassade d’Arabie séoudite à Londres», avait indiqué un porte-parole de M. Swire. Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne avaient accepté le 24 août l’idée de tenir un procès des deux Libyens, Abdel Basset Ali el-Megrahi et Al-Amine Khalifa Fhimah, en terrain neutre aux Pays-Bas, à la condition que le procès se déroule devant une cour écossaise et selon le droit écossais. Trois jours plus tard, le Conseil de sécurité de l’ONU avait voté à l’unanimité une résolution suspendant les sanctions imposées en 1992 à la Libye à la condition que les deux suspects soient livrés aux Pays-Bas. Mais le colonel Kadhafi a réclamé des garanties sur le sort des deux suspects, déclarant qu’il redoutait «un acte malveillant» de la part de Londres ou de Washington après l’éventuel transfert des deux accusés aux Pays-Bas. Selon un accord signé à La Haye par les Pays-Bas et la Grande-Bretagne, le procès des deux Libyens se tiendrait au Camp Zeist, proche de la base aérienne de Soesterberg (centre des Pays-Bas). Le ministère libyen des Affaires étrangères a critiqué l’accord anglo-néerlandais, exigeant que le choix du lieu aux Pays-Bas où se déroulerait le procès des deux Libyens fasse l’objet d’un accord avec leurs avocats. (AFP)
Un représentant des familles des victimes britanniques de l’attentat de Lockerbie, M. Jim Swire, s’est déclaré favorable à la position de la Libye sur le jugement de ses deux ressortissants impliqués dans cette affaire, a rapporté la télévision libyenne. Selon la télévision d’Etat, M. Swire a été reçu par le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, en présence du professeur de droit à l’Université d’Edimbourg en Ecosse, M. Robert Black. Dans un communiqué rapporté par la télévision, un porte-parole de M. Black a affirmé que «le représentant des familles britanniques et les familles (des victimes) se rangent résolument dans le camp de la Libye et appuient sa position». Selon M. Black, «l’accord conclu entre la Grande-Bretagne et les Pays-Bas, pour le jugement des deux ressortissants libyens accusés...