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Actualités - Chronologie

Les républicains demandent la mise en route d'une procédure de destitution

Plusieurs élus républicains ont appelé à la mise en route d’une procédure de destitution à l’encontre du président Bill Clinton avec l’ouverture d’une enquête préalable, après la diffusion télévisée de la cassette-vidéo de son témoignage dans l’affaire Lewinsky. Dans le même temps, la Maison-Blanche, soutenue par des élus démocrates au Congrès, affirmait qu’il était «clair pour tout le monde que la conduite du président Clinton ne constitue pas un délit justifiant une destitution». «Nous voyons maintenant des preuves directes que notre président a violé les lois fédérales», a affirmé Bob Barr, un républicain de Georgie, adversaire acharné du président démocrate. «C’est au Congrès de décider si ses actions sont passibles de destitution. Pour cette raison, nous devons immédiatement aller de l’avant avec l’ouverture d’une enquête préalable» pour examiner l’opportunité d’ouvrir une procédure en destitution, a encore affirmé M. Barr, un des membres de la commission judiciaire de la Chambre des représentants qui sera en premier lieu chargée de décider de la suite à donner à cette affaire. M. Clinton, dans sa déposition devant le «grand jury» (Chambre de mise en accusation) le 17 août, a affirmé qu’il n’avait pas eu de «relations sexuelles» avec Monica Lewinsky, ex-stagiaire à la Maison-Blanche. Selon le procureur Kenneth Starr, cette déclaration sous serment est un mensonge. Pour James Sensenbrenner, un républicain du Wisconsin, lui aussi à la commission judiciaire, les membres demanderont «certainement à la Chambre l’autorisation d’ouvrir une enquête préalable afin d’avancer dans le processus et d’en finir le plus vite possible». S’exprimant sur la chaîne de télévision NBC, M. Sensenbrenner s’est déclaré certain que la Chambre donnerait son feu vert à une telle procédure avant les élections législatives du 3 novembre. Charles Canady, un autre membre républicain de la commission, a estimé nécessaire la mise en route d’une procédure de destitution au Congrès, ajoutant que «si le président a menti après avoir prêté serment devant le grand jury, il s’agit d’un délit passible de la destitution». M. Canady et James Rogan, un autre républicain à la commission, ont estimé par ailleurs que la déposition sous serment du président dans l’affaire Paula Jones devrait elle aussi être rendue publique. Ce témoignage, qui a trait aux accusations de harcèlement sexuel d’une ancienne employée de l’Etat de l’Arkansas contre M. Clinton, était à l’origine de l’interrogatoire de Monica Lewinsky sur sa liaison avec M. Clinton. La cassette de cette seconde déposition est maintenant entre les mains de la commission judiciaire. Les démocrates, pour leur part, ont dénoncé «l’humiliation publique» infligée «au leader du monde libre» par la diffusion télévisée de lundi. Le leader de la minorité démocrate au Sénat, Tom Daschle, a estimé que le moment avait été mal choisi pour cette diffusion, qui intervenait alors que le président prononçait un discours aux Nations Unies. Pour John Conyers, chef de file démocrate à la commission judiciaire de la Chambre, «personne n’a encore démontré que la conduite de ce qui découle essentiellement d’une liaison privée justifie la destitution». «Si nous ne faisons pas attention, cette enquête sera bientôt plus impopulaire que la raison même de sa tenue», a-t-il ajouté. «Il ne s’agit clairement pas d’une affaire justifiant la destitution», a affirmé Albert Wynn, représentant démocrate du Maryland. Pour Charles Rangel, représentant démocrate de New York, «la cassette-vidéo a été diffusée uniquement pour embarrasser le président et pour donner un avantage politique (aux républicains) à un mois et demi des élections». Des élections législatives doivent se tenir le 3 novembre pour renouveler l’ensemble de la Chambre des représentants et le tiers du Sénat.
Plusieurs élus républicains ont appelé à la mise en route d’une procédure de destitution à l’encontre du président Bill Clinton avec l’ouverture d’une enquête préalable, après la diffusion télévisée de la cassette-vidéo de son témoignage dans l’affaire Lewinsky. Dans le même temps, la Maison-Blanche, soutenue par des élus démocrates au Congrès, affirmait qu’il était «clair pour tout le monde que la conduite du président Clinton ne constitue pas un délit justifiant une destitution». «Nous voyons maintenant des preuves directes que notre président a violé les lois fédérales», a affirmé Bob Barr, un républicain de Georgie, adversaire acharné du président démocrate. «C’est au Congrès de décider si ses actions sont passibles de destitution. Pour cette raison, nous devons immédiatement...