La Juventus Turin, avec ses champions du monde Zidane et Deschamps, partira favorite à sa propre succession dans le championnat d’Italie 1998-99, dont le rideau se lèvera samedi et dimanche. L’effectif de l’équipe turinoise est resté très stable, la «vieille dame» s’étant montrée peu active sur le marché des transferts avec la seule arrivée du Français du FC Metz, Jocelyn Blanchard, pour étoffer un milieu de terrain déjà fort bien structuré sous la houlette de ses deux compatriotes Deschamps et Zidane. La «Juve» a conservé toute son ossature de l’an passé, ce qui lui assurera d’entrée un équilibre et une stabilité indispensables à un prétendant au titre national. Le pouvoir ne paraît pas avoir usé les hommes de Marcello Lippi, qui aura toutefois un second objectif prestigieux avec la conquête de la Ligue des champions, qui lui échappe depuis deux ans. La chasse au «scudetto» semble encore cette année réservée aux grands ténors du Calcio, et pour la Juventus, le danger paraît devoir venir en premier lieu de l’Inter Milan de Ronaldo et de la Lazio. Battue de peu l’an dernier sur le coup de dés du penalty non accordé pour obstruction sur Ronaldo dans le match décisif, la formation milanaise brûle du désir de revanche. Pour cela, le président Massimo Moratti n’a pas lésiné sur les moyens. Il est parvenu à garder la totalité de ses vedettes, dont le champion du monde Youri Djorkaeff, pourtant très convoité, et il a engagé en prime l’ancien Ballon d’Or, Roberto Baggio, pour enrichir un domaine offensif déjà redoutable avec Ronaldo, le Chilien Ivan Zamorano, l’Uruguayen Alvaro Recoba et le Nigérian Nwankwo Kanu. Pléiade de vedettes à la Lazio La Lazio a pour sa part poursuivi la politique adoptée avec succès par son président, le mécène industriel Sergio Cragnotti. Le club romain est celui qui a effectué le plus gros effort de recrutement. Le Yougoslave Dejan Stankovic, l’Espagnol Ivan De la Pena, les Portuguais Sergio Conçeiçao et Fernando Couto, le Chilien Marcelo Salas et l’Italien Christian Vieri sont venus renforcer un effectif de tout premier ordre, probablement le plus riche avec celui de l’Inter. Il appartiendra au technicien suédois Sven Goran Eriksson de donner une âme et une cohésion à cette «pléiade» de vedettes internationales. A un degré moindre, l’on suivra avec le plus vif intérêt les performances de Parme qui s’est donné, avec les venues du champion du monde Alain Boghossian, de l’international italien Diego Fuser, ainsi que les retours du Colombien Tino Asprilla et du Français Reynald Pedros, les moyens de réussir un bon parcours. Derrière, plusieurs équipes pourraient jouer les trouble-fête. Le visage du Milan AC, à la poursuite de son lustre passé, a beaucoup changé à l’intersaison. Le buteur allemand Olivier Bierhoff et son compatriote, le gardien de but Lens Lehmann, notamment, sont venus étoffer l’effectif, mais l’équipe milanaise ne semble pas posséder la pointure nécessaire pour se mêler à la lutte pour le titre. La Fiorentina, aux mains de Giovanni Trappatoni, et l’AS Rome, aux effectifs pratiquement inchangés, viseront en premier lieu une confirmation européenne. La première journée Les trois favoris du championnat — la Juventus, l’Inter Milan et la Lazio Rome — effectueront un déplacement a priori en douceur lors de la 1re journée du Calcio, samedi et dimanche. La «Juve», tenante du titre, ne devrait pas connaître trop de problèmes sur le terrain du promu Pérouse, tout comme l’Inter, malgré l’absence de son buteur vedette Ronaldo suspendu, à Cagliari, un autre promu. Enfin, la Lazio, qui s’est considérablement renforcée à l’inter-saison, devrait également revenir de son voyage à Piacenza avec des points. Samedi (16h00): Fiorentina — Empoli AS Rome — Salernitana Udinese — Sampdoria Milan AC — Bologne (20h30) Parme — Vicence (20h30) Dimanche (16h00): Bari — Venise Cagliari — Inter Milan Pérouse — Juventus Piacenza — Lazio. (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La Juventus Turin, avec ses champions du monde Zidane et Deschamps, partira favorite à sa propre succession dans le championnat d’Italie 1998-99, dont le rideau se lèvera samedi et dimanche. L’effectif de l’équipe turinoise est resté très stable, la «vieille dame» s’étant montrée peu active sur le marché des transferts avec la seule arrivée du Français du FC Metz, Jocelyn Blanchard, pour étoffer un milieu de terrain déjà fort bien structuré sous la houlette de ses deux compatriotes Deschamps et Zidane. La «Juve» a conservé toute son ossature de l’an passé, ce qui lui assurera d’entrée un équilibre et une stabilité indispensables à un prétendant au titre national. Le pouvoir ne paraît pas avoir usé les hommes de Marcello Lippi, qui aura toutefois un second objectif prestigieux avec la conquête de...