Les pays du Caucase créent une nouvelle route de la soie
le 12 septembre 1998 à 00h00
Douze pays ont signé à Bakou un traité en vue de développer les échanges commerciaux le long d’une nouvelle «route de la soie» reliant Paris à Shanghaï au terme d’un sommet de deux jours surtout consacré aux questions de transport de pétrole et de gaz. Ces pays du Caucase et d’Asie centrale ont conclu un accord-cadre sur l’amélioration des infrastructures de transport dans la région et sur la standardisation de ses différents régimes tarifaires et douaniers. Les signataires sont l’Arménie, l’Azerbaïdjan, la Bulgarie, la Georgie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, la Moldavie, l’Ouzbékistan, la Roumanie, le Tadjikistan, la Turquie et l’Ukraine. Les représentants de plus de 35 pays et douze organisations internationales prenaient part à ce sommet de deux jours. La Commission européenne avait introduit un projet baptisé Corridor de transport Europe-Caucase-Asie (TRACECA) en 1993 afin d’encourager les liens commerciaux entre les républiques du Caucase et d’Asie centrale suite à l’effondrement de l’Union Soviétique. «Le projet TRACECA a reçu sa fondation juridique à Bakou», a déclaré le président géorgien Edouard Chevardnadze. La découverte d’immenses réserves d’hydrocarbures en mer Caspienne et en Asie centrale a toutefois conduit à une inflexion notable du projet par rapport à ses ambitions initiales. Projets d’oléoducs «La question centrale du projet TRACECA est la production et le transport des ressources énergétiques», a avoué le président de la compagnie pétrolière d’Etat azerbaïdjanaise, Natig Aliev. La question de la route que doit emprunter le pétrole produit en mer Caspienne, avec des réserves estimées jusqu’à 15 milliards de tonnes d’équivalent pétrole, suscite en effet un bras de fer stratégique entre les pays de la région. L’Ukraine et la Roumanie ont d’ailleurs utilisé la conférence pour défendre des projets d’oléoducs traversant leurs territoires respectifs. La Turquie et les Etats-Unis ont pour leur part défendu les avantages d’un couloir reliant Bakou au port turc de Ceyhan sur la côte méditerranéenne. Le Congrès américain a déjà adopté une loi, le «Silk Road Strategy Act», prévoyant des aides et de l’assistance technique et dans lequel beaucoup d’observateurs voient une tentative pour maintenir à l’écart la Russie et l’Iran. Le président azerbaïdjanais Gueïdar Aliev a été le premier à lancer l’idée de recréer la route de la soie, qu’empruntaient les négociants asiatiques et européens au Moyen-Orient. Ironiquement, celle-ci ne passait pas par Bakou. Mais l’Azerbaïdjan, qui veut devenir le centre économique et politique de la région, a néanmoins obtenu que sa capitale devienne le siège permanent du secrétariat du projet. Selon le traité fondateur, le secrétariat, organe intergouvernemental, supervisera l’amélioration des réseaux de transport routier, ferroviaire, aérien et maritime de la région. L’Union européenne affirme que la nouvelle route de la soie a déjà connu une hausse de 60% de son trafic ces deux dernières années. (AFP)
Douze pays ont signé à Bakou un traité en vue de développer les échanges commerciaux le long d’une nouvelle «route de la soie» reliant Paris à Shanghaï au terme d’un sommet de deux jours surtout consacré aux questions de transport de pétrole et de gaz. Ces pays du Caucase et d’Asie centrale ont conclu un accord-cadre sur l’amélioration des infrastructures de transport dans la région et sur la standardisation de ses différents régimes tarifaires et douaniers. Les signataires sont l’Arménie, l’Azerbaïdjan, la Bulgarie, la Georgie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, la Moldavie, l’Ouzbékistan, la Roumanie, le Tadjikistan, la Turquie et l’Ukraine. Les représentants de plus de 35 pays et douze organisations internationales prenaient part à ce sommet de deux jours. La Commission européenne avait introduit un...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.