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Actualités - Chronologie

Bataille juridique entre Al-Azhar et les ultra-conservateurs

La bataille fait rage entre les partisans de l’imam novateur d’al-Azhar, cheikh Mohammad Sayed Tantaoui, et ses adversaires ultra-conservateurs, qui ont chacun décidé d’aller en justice. M. Yéhia Ismaïl, l’ex-secrétaire général du Front des Oulémas d’al-Azhar (FOA, ultra-conservateur), qui vient d’être dissous par le gouvernement, a fait part jeudi de son intention de se pourvoir en justice contre le recteur de l’université d’al-Azhar, M. Ahmed Omar Hachem. Ce dernier a récemment critiqué le FOA. Mardi, cheikh Tantaoui a porté plainte auprès d’une cour du Caire contre M. Ismaïl, auteur d’un article qu’il juge «diffamatoire», publié samedi par le quotidien pro-islamiste «al-Ahrar». M. Ismaïl, professeur de théologie, avait été traduit en juillet devant une commission disciplinaire de l’université d’al-Azhar, officiellement pour avoir commis des «fautes professionnelles». Cet enseignant d’al-Azhar affirme que cette mesure est due en réalité à son opposition à l’imam d’al-Azhar. La semaine dernière, le FOA s’est pourvu en justice pour protester contre la dissolution «pour mauvaise gestion» du Front en juillet par le ministère des Affaires sociales. M. Ismaïl a démenti avoir diffamé cheikh Tantaoui, soulignant qu’il cherchait à défendre l’islam. «C’est cheikh Tantaoui qui a insulté les oulémas du FOA dans des déclarations publiées par la presse, mais nous n’avons pas voulu nous pourvoir en justice contre lui», a rétorqué M. Ismaïl. Dans son article, M. Ismaïl accuse l’imam d’avoir permis la diffusion en Egypte du film américain «The Devil’s Advocate» qui, selon M. Ismaïl, «présente Dieu comme dictateur et le démon comme démocrate». La nomination de cheikh Tantaoui à la tête d’al-Azhar, il y a deux ans, a exaspéré les conservateurs qui ne cessent de l’attaquer. Ils ont ouvertement fustigé les rencontres de l’imam d’al-Azhar avec le grand Rabbin d’Israël, Israël Lau, le 15 décembre dernier, et le vice-président américain Al Gore début mai. Le FOA, qui regroupait avant sa dissolution 3.000 adhérents tous diplômés d’al-Azhar, s’était aussi opposé aux avis du chef de l’institution jugeant licites les intérêts bancaires et les corridas, et estimant que l’excision n’était pas obligatoire. Le FOA lui reproche surtout d’avoir présenté au Parlement une loi, approuvée cette année, qui réduit les cours d’instruction religieuse aux lycées azharis. Le FOA avait été créé en 1946 dans le but notamment d’offrir des services et des contributions financières aux étudiants et aux fonctionnaires de l’institution. (AFP)
La bataille fait rage entre les partisans de l’imam novateur d’al-Azhar, cheikh Mohammad Sayed Tantaoui, et ses adversaires ultra-conservateurs, qui ont chacun décidé d’aller en justice. M. Yéhia Ismaïl, l’ex-secrétaire général du Front des Oulémas d’al-Azhar (FOA, ultra-conservateur), qui vient d’être dissous par le gouvernement, a fait part jeudi de son intention de se pourvoir en justice contre le recteur de l’université d’al-Azhar, M. Ahmed Omar Hachem. Ce dernier a récemment critiqué le FOA. Mardi, cheikh Tantaoui a porté plainte auprès d’une cour du Caire contre M. Ismaïl, auteur d’un article qu’il juge «diffamatoire», publié samedi par le quotidien pro-islamiste «al-Ahrar». M. Ismaïl, professeur de théologie, avait été traduit en juillet devant une commission disciplinaire de...