Aviation L'OACI veut mettre au point une prévention plus efficace des accidents
le 22 septembre 1998 à 00h00
L’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) tient à partir de mardi sa 32e assemblée générale qui sera consacrée essentiellement à la mise en place d’un nouveau système de prévention des accidents et qui pourrait être «déterminante» pour «les décennies à venir», selon le président du Conseil de l’OACI, Assad Kotaite. Cette réunion trisannuelle, à laquelle participeront jusqu’au 2 octobre d’autres organisations spécialisées dans l’aviation civile, a trouvé une actualité particulière avec l’accident au début du mois d’un appareil de la Swissair, dans l’espace aérien canadien, qui a causé la mort de 229 personnes. L’OACI, qui compte 185 membres, est une institution spécialisée des Nations Unies créée en 1944 pour «promouvoir le développement sûr et ordonné de l’aviation civile dans le monde». Traditionnellement, elle établit les normes et règles internationales nécessaires à la sécurité du transport aérien. En mai 1997, suite à une année particulièrement noire pour la sécurité aérienne, l’OACI avait procédé à une réévaluation totale de sa mission et lancé un «plan d’action stratégique» visant à lui donner plus d’efficacité et d’autorité. Elle avait alors estimé qu’il lui fallait non seulement déterminer les normes, mais aussi les faire appliquer sur le terrain. En novembre dernier, une réunion extraordinaire des directeurs généraux de l’aviation civile — la première du genre depuis la naissance de l’OACI — s’était prononcée pour un renforcement du caractère contraignant des inspections de sécurité, qui s’intéressent aux moyens mis en œuvre par les pays pour contrôler l’état des appareils et former les pilotes. Leurs recommandations — en faveur notamment d’«audits de sécurité» réguliers et obligatoires — devraient être discutées et éventuellement entérinées par l’Assemblée générale. «Les décisions de l’Assemblée au cours de cette session auront une incidence déterminante sur la direction et le champ d’action de l’aviation civile internationale pour les décennies à venir», a souligné à ce propos le président du Conseil de l’OACI, Assad Kotaite. L’an dernier, les compagnies aériennes avaient estimé que compte tenu de l’augmentation du trafic on pouvait s’attendre à une catastrophe par semaine d’ici 2010 si on ne faisait rien pour enrayer le phénomène. Les participants à la réunion devraient encore étudier les moyens d’accélérer l’utilisation des satellites pour la sécurité aérienne et s’intéresser à d’autres problèmes comme le bruit des appareils — un sujet qui intéresse particulièrement les Européens, le bogue de l’an 2000 ou les restrictions au droit de fumer sur les vols internationaux. L’OACI élira aussi le Conseil de 33 membres qui régira ses activités au cours des trois prochaines années. Certains pays seraient favorables à un élargissement du Conseil, tenant compte par exemple de l’influence montante de l’Afrique du Sud, mais selon un des membres du Conseil «ce ne sera pas pour cette fois-ci». Enfin le budget de l’organisation — de quelque 50M USD par an, dont 25% à la charge des Etats-Unis — devrait être voté par ses membres.(AFP)
L’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) tient à partir de mardi sa 32e assemblée générale qui sera consacrée essentiellement à la mise en place d’un nouveau système de prévention des accidents et qui pourrait être «déterminante» pour «les décennies à venir», selon le président du Conseil de l’OACI, Assad Kotaite. Cette réunion trisannuelle, à laquelle participeront jusqu’au 2 octobre d’autres organisations spécialisées dans l’aviation civile, a trouvé une actualité particulière avec l’accident au début du mois d’un appareil de la Swissair, dans l’espace aérien canadien, qui a causé la mort de 229 personnes. L’OACI, qui compte 185 membres, est une institution spécialisée des Nations Unies créée en 1944 pour «promouvoir le développement sûr et ordonné de...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.