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Actualités - Chronologie

Téhéran aurait aidé Bagdad à contourner l'embargo pétrolier

Un réfugié irakien de haut rang a raconté au «Sunday Telegraphe» comment il avait réussi à contourner l’embargo pétrolier des Nations Unies contre son pays en vendant du brut avec l’aide de l’Iran. L’hebdomadaire londonien a publié une interview de Sami Salih, âgé de 38 ans, qui s’est évadé cette année d’une prison irakienne, où il dit avoir été torturé comme espion, et se cache actuellement en Belgique avec sa famille après avoir gagné dans un premier temps la Grande-Bretagne. Il affirme avoir créé des sociétés-écran au Moyen-Orient et en Europe qui ont rapporté des millions de dollars servant à financer des achats d’armes et de matériel pour les forces armées irakiennes. Pour cela il jouissait de la complicité de Téhéran, ancien adversaire de Bagdad dans la guerre du Golfe, qui fermait les yeux sur le transit par ses eaux territoriales du brut, censé venir d’Iran, en échange d’une commission sur les ventes. Ce trafic, négocié au plus haut niveau — un des principaux partenaires étant un frère de l’ancien président iranien Hashémi Rafsandjani, rapportait un million de dollars par jour à chacun des deux pays. Salih, qui avait fourni aux services de renseignement britanniques et américains des informations permettant de mettre fin à cette opération, fut arrêté en 1996 et passa quatorze mois en prison avant que sa femme organise son évasion en achetant la complicité de gardiens. Le transfuge, qui était installé à la présidence irakienne, donne également des détails sur «la dépravation» de Saddam Hussein, qui selon lui, a séduit le fils de son ancienne femme Samira Shabandar — obligée elle-même de divorcer en 1994 du directeur de la compagnie aérienne Iraqi Airways. (AFP)
Un réfugié irakien de haut rang a raconté au «Sunday Telegraphe» comment il avait réussi à contourner l’embargo pétrolier des Nations Unies contre son pays en vendant du brut avec l’aide de l’Iran. L’hebdomadaire londonien a publié une interview de Sami Salih, âgé de 38 ans, qui s’est évadé cette année d’une prison irakienne, où il dit avoir été torturé comme espion, et se cache actuellement en Belgique avec sa famille après avoir gagné dans un premier temps la Grande-Bretagne. Il affirme avoir créé des sociétés-écran au Moyen-Orient et en Europe qui ont rapporté des millions de dollars servant à financer des achats d’armes et de matériel pour les forces armées irakiennes. Pour cela il jouissait de la complicité de Téhéran, ancien adversaire de Bagdad dans la guerre du Golfe, qui fermait les...