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Actualités - Chronologie

Neuvième année scolaire sous le signe des pénuries en Irak

Près de 4,5 millions de jeunes Irakiens ont entamé samedi une neuvième année scolaire sous embargo international, qui se traduit par des pénuries d’établissements, d’équipements et de fournitures scolaires. L’absence d’un nombre suffisant d’établissements scolaires a amené le Conseil des ministres à lancer un plan étalé sur trois ans, pour pallier le manque de bâtiments. Près de 21 milliards de dinars (environ 12 millions de dollars) doivent être mobilisés pour ce projet, le gros de l’investissement devant être assuré par les citoyens, a précisé un responsable au ministère de l’Intérieur Salah Abdelkarim, cité par l’hebdomadaire al-Ilam. Dans une première étape, le projet porte notamment sur la construction de 117 écoles primaires et 18 lycées. Par ailleurs, des milliers d’écoliers seront obligés, cette année encore, de s’asseoir par terre, de se serrer à trois sur un même banc ou tout simplement de renoncer à l’école. En proie à de sérieux problèmes financiers, plusieurs parents ont en effet préféré ces dernières années retirer leurs enfants de l’école. En outre, les élèves font de plus face à la pénurie de manuels scolaires, malgré les efforts déployés par le ministère de l’Education. Face à ce problème, le ministère de l’Education avait obligé ces dernières années les élèves de tous les cycles à restituer les livres scolaires usagés à l’école afin d’être utilisés par de nouveaux élèves. Le ministre de l’Education Fahd al-Chaqra, cité par le quotidien «al-Jomhouriya», a affirmé que son ministère avait fait imprimer «plus de quatre millions de livres en arabe et quelque 60.000 livres en kurde, conformément aux recommandations du président Saddam Hussein». Le ministère a également fourni aux élèves nécessiteux des crayons, des cahiers et des gommes, à des prix inférieurs à ceux du marché. Le ministre a exprimé l’espoir que les jeunes étudiants «démontreront leur détermination à accéder au savoir» malgré la dégradation de la situation économique, en raison de la poursuite des sanctions. En dépit d’un départ massif d’instituteurs mal payés, d’une énorme pénurie de matériels et d’équipements scolaires et d’un nombre croissant d’enfants manquant à l’appel, les responsables irakiens se disent chaque année confiants quant à la survie du système éducatif. L’éducation, obligatoire à l’école primaire, est en principe gratuite en Irak, un pays qui s’enorgueillissait d’avoir mis en place l’un des meilleurs systèmes scolaires du Proche-Orient, grâce au boom pétrolier des années 70. Le système éducatif devait bénéficier, pour la première fois, de revenus générés par le programme «pétrole contre nourriture» dont la phase IV est entrée en vigueur le 30 mai dernier. En juin dernier, le porte-parole du bureau de coordination des activités humanitaires de l’ONU en Irak, Eric Falt, avait indiqué qu’une enveloppe de 100 millions de dollars serait consacrée au secteur de l’éducation en Irak. L’accord «pétrole contre nourriture», une dérogation à l’embargo, autorise l’Irak à vendre des quantités limitées de brut afin d’acheter des produits de première nécessité pour soulager sa population. (AFP)
Près de 4,5 millions de jeunes Irakiens ont entamé samedi une neuvième année scolaire sous embargo international, qui se traduit par des pénuries d’établissements, d’équipements et de fournitures scolaires. L’absence d’un nombre suffisant d’établissements scolaires a amené le Conseil des ministres à lancer un plan étalé sur trois ans, pour pallier le manque de bâtiments. Près de 21 milliards de dinars (environ 12 millions de dollars) doivent être mobilisés pour ce projet, le gros de l’investissement devant être assuré par les citoyens, a précisé un responsable au ministère de l’Intérieur Salah Abdelkarim, cité par l’hebdomadaire al-Ilam. Dans une première étape, le projet porte notamment sur la construction de 117 écoles primaires et 18 lycées. Par ailleurs, des milliers d’écoliers seront...