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Actualités - Chronologie

Suède - Législatives dimanche Les sociaux-démocrates ont le vent en poupe

Les sociaux-démocrates, qui ont exercé le pouvoir en Suède pendant 57 des 66 dernières années, abordent les législatives de dimanche en favoris face au Parti modéré (conservateur), mais ils pourraient avoir du mal à former une coalition avec d’anciens communistes en plein regain. Si les sondages donnent un net avantage au Parti social-démocrate du premier ministre Goran Persson, ni le SPD ni les modérés dirigés par Carl Bildt ne peuvent espérer une majorité suffisante, ce qui les rend tributaires de partis plus modestes dans la perspective d’une coalition gouvernementale. Une enquête Gallup publiée par le quotidien «Expressen» confirme la progression des chrétiens-démocrates et du Parti de la gauche (ex-communiste), qui ont vu doubler leur assise populaire depuis les élections de 1994 et cherchent à devenir les troisième ou quatrième formations politiques de Suède. Un sondage SIFO accorde 12,7% des intentions de vote au Parti de la gauche (contre 6,2% en 1994) et 11,2% aux chrétiens-démocrates (contre 4,1%). Le SPD se situe à 35,6%, contre 24,6% pour les modérés. Gudrun Schyman, leader du Parti de la gauche, a attribué ce mouvement en faveur des petites formations à un désenchantement inspiré par les deux principaux partis. Les deux petits partis «parlent beaucoup de valeurs», a dit Schyman à la presse. «Ces élections ne concernent pas que l’argent (…). Elles portent aussi sur les valeurs qui devraient avoir cours dans notre société. Ce débat est nécessaire en Suède», a-t-il ajouté. Persson — à qui le sondage Gallup attribue une cote personnelle de 30%, contre 29% à Bildt, ex-premier ministre et coordonnateur de l’ONU en Bosnie — a dit que le SPD pensait pouvoir réduire le taux de chômage à 4% d’ici à l’an 2000, contre 7,3% en août. Il a aussi accentué le versant social de son programme en s’engagent à garantir une place aux enfants de chômeurs dans les crèches. Engagements sociaux Tout en insistant sur le fait que le remboursement de la dette publique resterait leur priorité, les sociaux-démocrates ont fait de leur programme social, qui prévoit un budget de neuf milliards de couronnes (1,14 milliard de dollars), la pierre angulaire de leur campagne. La progression du Parti de la gauche montre que cela pourrait se révéler insuffisant. L’ex-parti communiste a enregistré un regain de popularité avec un programme axé sur la semaine de 35 heures, la taxation des entreprises et le retrait de l’Union européenne. Il s’est aussi employé à faire disparaître les photos de Lénine de ses affiches. Les modérés-conservateurs prévoient au contraire 60 milliards d’économies grâce à une réduction des prestations sociales et une baisse des impôts, dirigés par Carl Bildt. Avec le Parti de la gauche et les Verts — qui enregistrent 4,5% d’intentions de vote — le SPD pourrait obtenir une étroite majorité. Les écologistes semblent opter pour cette solution, mais Persson a fait savoir que les ex-communistes devraient renoncer à la plupart de leurs chevaux de bataille pour qu’un accord soit possible. Les modérés, eux, espèrent chasser les sociaux-démocrates grâce à une alliance avec le Parti libéral, crédité de 6% d’intentions de vote, et les chrétiens-démocrates. Environ 6,7 millions d’électeurs sont appelés à renouveler le Parlement à chambre unique (Riksdag), dont 310 sièges sont attribués par circonscriptions et 39 alloués ensuite aux partis en fonction de leur score national. Toutes les élections suédoises s’effectuent à la proportionnelle. Pour siéger au Parlement, un parti doit obtenir quatre pour cent du vote national ou, pour un siège, 12% des suffrages d’une circonscription. Les bureaux de vote ouvriront à 08h00 (06h00 GMT) pour fermer à 20h00 (18h00 GMT). La télévision nationale diffusera un sondage sorti des urnes quelques minutes après la clôture et des résultats significatifs sont attendus vers 20h00 GMT. Les résultats définitifs seront annoncés mercredi prochain. Des élections municipales auront lieu en même temps que les législatives. (Reuters)
Les sociaux-démocrates, qui ont exercé le pouvoir en Suède pendant 57 des 66 dernières années, abordent les législatives de dimanche en favoris face au Parti modéré (conservateur), mais ils pourraient avoir du mal à former une coalition avec d’anciens communistes en plein regain. Si les sondages donnent un net avantage au Parti social-démocrate du premier ministre Goran Persson, ni le SPD ni les modérés dirigés par Carl Bildt ne peuvent espérer une majorité suffisante, ce qui les rend tributaires de partis plus modestes dans la perspective d’une coalition gouvernementale. Une enquête Gallup publiée par le quotidien «Expressen» confirme la progression des chrétiens-démocrates et du Parti de la gauche (ex-communiste), qui ont vu doubler leur assise populaire depuis les élections de 1994 et cherchent à devenir les...