Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Le conflit basque, moteur de la décentralisation espagnole

Le conflit basque a été déterminant pour la décentralisation accentuée de l’Espagne dont le territoire est découpé en 17 régions autonomes. Jamais étouffées par la répression franquiste, les revendications des nationalistes basques ont persisté avec la restauration de la démocratie à la mort du dictateur Francisco Franco en 1975. Les premières élections législatives de la nouvelle étape démocratique, en juin 1977, n’ont pas désarmé l’ETA. Au contraire, les attentats se sont multipliés. Au Pays basque, les plus radicaux réclamaient l’indépendance et la formation d’une «Euskadi» comprenant la Navarre voisine et le Pays basque français. Les plus modérés voulaient un statut d’autonomie semblable à celui qui avait brièvement été en vigueur au début des années trente. Parallèlement, les nationalistes de l’autre grande région «culturelle», la Catalogne, ont commencé à faire pression sur Madrid, sans recours à la violence, mais en organisant de grandes manifestations. Pour répondre aux aspirations croissantes des nationalistes, la Constitution espagnole, approuvée par référendum le 6 décembre 1978, a inclus un article prévoyant une large décentralisation à deux vitesses, baptisée «l’Espagne des autonomies». La décentralisation a concerné toutes les régions du pays en vue d’éviter l’éveil de nationalismes dans d’autres zones que le Pays basque et la Catalogne. Cependant, les régions dites «historiques», Pays basque, Catalogne, Galice et Andalousie, ont été dotées des compétences les plus importantes et dans un délai beaucoup plus rapide que les autres. Le statut d’autonomie du Pays basque a été adopté par référendum en 1979 et les premières élections au Parlement régional ont eu lieu l’année suivante. Mais l’ETA, qui avait rejeté le texte de la Constitution, estimant qu’il ne prenait pas en compte les «aspirations démocratiques des Basques», a jugé insuffisant le statut d’autonomie basque et décidé de poursuivre la «lutte armée».
Le conflit basque a été déterminant pour la décentralisation accentuée de l’Espagne dont le territoire est découpé en 17 régions autonomes. Jamais étouffées par la répression franquiste, les revendications des nationalistes basques ont persisté avec la restauration de la démocratie à la mort du dictateur Francisco Franco en 1975. Les premières élections législatives de la nouvelle étape démocratique, en juin 1977, n’ont pas désarmé l’ETA. Au contraire, les attentats se sont multipliés. Au Pays basque, les plus radicaux réclamaient l’indépendance et la formation d’une «Euskadi» comprenant la Navarre voisine et le Pays basque français. Les plus modérés voulaient un statut d’autonomie semblable à celui qui avait brièvement été en vigueur au début des années trente. Parallèlement, les...