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Actualités - Chronologie

Washington, Londres et Ankara à l'origine du rapprochement interkurdes (photo)

Les deux frères ennemis kurdes, Massoud Barzani et Jalal Talabani, sont convenus à Washington de régler leurs divergences, qui ont fait plus de trois mille morts dans le nord de l’Irak depuis 1994. Lors d’une brève rencontre avec la presse au département d’Etat, le secrétaire d’Etat américain, Madeleine Albright, s’est félicitée de «l’esprit renouvelé de réconciliation» entre les deux chefs kurdes, qui se rencontraient pour la première fois depuis 1994, date à laquelle les hostilités avaient éclaté entre leurs formations respectives. Massoud Barzani dirige le Parti démocratique du Kurdistan (PDK) et Jalal Talabani l’Union patriotique du Kurdistan (UPK). Les deux partis combattent depuis quatre ans pour le contrôle du nord de l’Irak, qui échappe à la mainmise de Bagdad depuis 1991. Madeleine Albright a estimé que l’accord entre les deux hommes, définissant un «calendrier» pour le règlement des divergences entre les deux chefs kurdes, permettrait aux Etats-Unis et à d’autres pays de faciliter l’aide aux Kurdes du nord de l’Irak. Le secrétaire d’Etat a également souligné que la rencontre entre les deux chefs kurdes et leur décision de mettre un terme à leurs hostilités couronnaient «six mois» d’efforts entrepris non seulement par les Etats-Unis, mais aussi par la Turquie et la Grande-Bretagne. «Nous les encourageons et nous aiderons où nous le pouvons à remplir ce calendrier. Sans unité, l’avenir restera très difficile», a encore déclaré Madeleine Albright. Un haut responsable du département d’Etat a préféré parler quant à lui d’une «période de transition» devant déboucher sur des élections, l’été prochain, à une «assemblée régionale» dans les zones que les deux chefs kurdes contrôlent, dans le nord de l’Irak. En attendant, Massoud Barzani et Jalal Talabani ont «accepté» de continuer à se voir, dans le nord de l’Irak ou alors dans l’un des trois pays signataires des accords d’Ankara, en 1996, à savoir la Turquie, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne. Un accord a été conclu sur le calendrier de leurs rencontres, a-t-il indiqué. Les deux hommes vont s’efforcer pendant la «phase de transition» d’œuvrer en direction d’une meilleure unité ou coordination entre eux, finaliser les «questions de partage du pouvoir et de partage des revenus» entre leurs deux formations, a-t-on poursuivi de même source. L’objectif est «non seulement de stabiliser la situation dans le domaine de la sécurité mais (aussi) de colmater les brèches politiques du passé et parvenir à une véritable réconciliation». La «phase de transition» durera jusqu’aux élections. Lors d’une brève cérémonie en présence de la presse, Massoud Barzani et Jalal Talabani ont assuré que l’accord qu’ils avaient conclu ne remettait aucunement en question l’unité de l’Irak. «Notre peuple souhaite un Irak fédéré, démocratique et uni. Il s’agit d’une possibilité pour nous d’affirmer que nous ne sommes pas une force séparatiste. Nous sommes pour le renforcement de l’unité nationale de l’Irak», a ainsi déclaré Jalal Talabani. Les deux chefs kurdes se sont enfin serrés la main sous l’œil des photographes et des cameramen. (AFP)
Les deux frères ennemis kurdes, Massoud Barzani et Jalal Talabani, sont convenus à Washington de régler leurs divergences, qui ont fait plus de trois mille morts dans le nord de l’Irak depuis 1994. Lors d’une brève rencontre avec la presse au département d’Etat, le secrétaire d’Etat américain, Madeleine Albright, s’est félicitée de «l’esprit renouvelé de réconciliation» entre les deux chefs kurdes, qui se rencontraient pour la première fois depuis 1994, date à laquelle les hostilités avaient éclaté entre leurs formations respectives. Massoud Barzani dirige le Parti démocratique du Kurdistan (PDK) et Jalal Talabani l’Union patriotique du Kurdistan (UPK). Les deux partis combattent depuis quatre ans pour le contrôle du nord de l’Irak, qui échappe à la mainmise de Bagdad depuis 1991. Madeleine Albright...