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Actualités - Chronologie

Russie Les investisseurs occidentaux menacent de partir

De plus en plus d’investisseurs occidentaux pourraient se désengager de la Russie si le premier ministre Evgueni Primakov ne poursuit pas les réformes économiques, a averti jeudi un porte-parole de la communauté des entrepreneurs étrangers à Moscou. Scott Blacklin, président de la Chambre de Commerce américaine en Russie, la plus grande organisation d’investisseurs étrangers en Russie, a estimé qu’il fallait donner au gouvernement Primakov la chance de montrer de quoi il est capable, mais que celui-ci devait faire rapidement la preuve que la Russie peut surmonter la pire crise qu’elle ait eu à connaître dans l’ère post-soviétique. «Est-ce que vous souhaitez que nous restions ici?», a demandé M. Blacklin pendant une conférence de presse. «Si la réponse est oui, alors certaines mesures doivent être prises». Dans un communiqué diffusé parallèlement, la chambre de commerce a souhaité une mise en place rapide d’une vaste réforme fiscale, une meilleure protection juridique pour les investisseurs, un remaniement du système bancaire et une politique crédible pour le rouble. La nouvelle équipe gouvernementale n’a toujours pas donné les détails de la politique économique qu’elle entend mener, mais les premières indications laissent prévoir un ralentissement des réformes qui viseraient désormais en priorité à aider les producteurs russes ainsi que les pauvres plutôt que les investisseurs étrangers. De son côté, Alexandre Chokhine, le vice-premier ministre russe chargé des négociations avec le FMI et la Banque mondiale, a estimé jeudi que «la Russie a besoin d’une aide directe avec des lignes de crédits garantis par des banques occidentales, notamment européennes». La Russie a reçu fin juillet la promesse d’une aide internationale exceptionnelle, pilotée par le FMI, de 22,6 milliards de dollars. Des négociations en cours avec le Fonds monétaire international et la Banque mondiale pourraient aboutir à des résultats tangibles vers le 3-5 octobre, selon M. Chokhine, cité par Interfax. Une mission de responsables des deux institutions est actuellement à Moscou pour discuter de la poursuite de l’aide à la Russie et de l’octroi d’une tranche de 4,3 milliards de dollars promise pour début septembre au précédent gouvernement. Les ministres des Finances des pays du G-7 doivent se réunir le 3 octobre avec les gouverneurs de leurs banques centrales lors des assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale. «La question russe devrait être au programme», a indiqué M. Chokhine à la presse. «Cette rencontre doit donner lieu à des décisions spécifiques plutôt qu’être juste une réunion d’information», a-t-il affirmé. La Russie risque de provoquer une inflation ruineuse si elle ne parvient à contrôler ses dépenses et à corriger les faiblesses de ses systèmes bancaires et financiers, a déclaré de son côté le secrétaire adjoint U.S. au Trésor Lawrence Summers. «Ils doivent résister aux pressions qui les poussent à la dépense et au crédit, et qui condamneront l’économie à un nouvel accès d’inflation élevée, voire d’hyperinflation», a-t-il indiqué dans une allocution destinée à la Commission des relations internationales de la Chambre des représentants. «Il est pour eux tout aussi important d’affronter les défaillances de leur système financier et de finir par mettre en place les institutions essentielles et la politique d’une économie de marché», a-t-il ajouté. (AFP-Reuters)
De plus en plus d’investisseurs occidentaux pourraient se désengager de la Russie si le premier ministre Evgueni Primakov ne poursuit pas les réformes économiques, a averti jeudi un porte-parole de la communauté des entrepreneurs étrangers à Moscou. Scott Blacklin, président de la Chambre de Commerce américaine en Russie, la plus grande organisation d’investisseurs étrangers en Russie, a estimé qu’il fallait donner au gouvernement Primakov la chance de montrer de quoi il est capable, mais que celui-ci devait faire rapidement la preuve que la Russie peut surmonter la pire crise qu’elle ait eu à connaître dans l’ère post-soviétique. «Est-ce que vous souhaitez que nous restions ici?», a demandé M. Blacklin pendant une conférence de presse. «Si la réponse est oui, alors certaines mesures doivent être prises»....