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Actualités - Chronologie

Découverte du mécanisme produisant l'énergie chez les êtres vivants

Le mécanisme produisant l’énergie dans le plupart des organismes vivants, dont l’homme, consiste en une molécule qui tourne sur elle-même, ont rapporté des chercheurs des instituts médicaux Johns Hopkins à Baltimore (Maryland). Cette découverte, rapportée dans la revue «Proceedings of the National Academy of Sciences», explique comment, à partir des aliments, les cellules produisent l’énergie. Les biochimistes Mario Amzel et Peter Pedersen ont pu examiner la structure de l’adonésine triphosphate, ou ATP, une molécule d’adénosine sur laquelle sont fixés trois atomes de phosphore. Ils ont noté que la molécule tourne sur elle-même plusieurs fois par seconde, déclenchant la production d’énergie. «Il s’agit d’une des molécules les plus complexes jamais identifiées, presque six fois la taille d’une molécule d’hémoglobine», a souligné le Pr Pedersen. Pour les deux chercheurs, il s’agit aussi d’un des plus petits et des plus puissants moteurs existants. Les molécules d’ATP sont situées dans la mitochondrie, l’élément du cytoplasme des cellules jouant un rôle important dans la respiration cellulaire et depuis longtemps considérée comme le site de la production d’énergie chez les organismes vivants. En effet, s’y produisent les dernières étapes de l’absorption des aliments, le métabolisme. La molécule d’ATP est composée de deux parties. Récemment, des scientifiques du Japon ont découvert que l’une d’entre elles, la «tige», tournait apparemment à l’intérieur de l’autre, le «tube». L’an dernier, le prix Nobel a été décerné au professeur américain Paul Boyer, qui avait suggéré que la formation de l’énergie était sans doute liée à cette rotation. La récompense avait été partagée avec le Britannique John Walker, dont l’équipe avait travaillé sur l’une des deux parties de la molécule, le «tube». Dans cette nouvelle étude, les chercheurs de Johns Hopkins se sont penchés sur ce «tube», qui serait formé de trois compartiments identiques, organisés comme une bobine, et dans lesquels l’énergie est produite. Chaque compartiment, selon eux, correspond à une étape différente de la production de l’énergie. Lorsque la «tige» tourne sur elle-même, disent-ils, le mouvement crée un changement important dans chacun de ces compartiments: dans l’un, les éléments constitutifs se rassemblent, dans un autre ils s’assemblent pour former la molécule qui fournira l’énergie, et dans le troisième, la rotation prépare cette molécule à se libérer pour être utilisée par la cellule tout entière. (AFP)
Le mécanisme produisant l’énergie dans le plupart des organismes vivants, dont l’homme, consiste en une molécule qui tourne sur elle-même, ont rapporté des chercheurs des instituts médicaux Johns Hopkins à Baltimore (Maryland). Cette découverte, rapportée dans la revue «Proceedings of the National Academy of Sciences», explique comment, à partir des aliments, les cellules produisent l’énergie. Les biochimistes Mario Amzel et Peter Pedersen ont pu examiner la structure de l’adonésine triphosphate, ou ATP, une molécule d’adénosine sur laquelle sont fixés trois atomes de phosphore. Ils ont noté que la molécule tourne sur elle-même plusieurs fois par seconde, déclenchant la production d’énergie. «Il s’agit d’une des molécules les plus complexes jamais identifiées, presque six fois la taille d’une...