Deux ans de prison requis contre l'amie de Yigal Amir
le 18 septembre 1998 à 00h00
Le ministère public israélien a réclamé la peine maximale de deux ans de prison contre l’amie de l’assassin du premier ministre israélien Yitzhak Rabin, reconnue coupable de n’avoir rien fait pour empêcher le meurtre. Le tribunal de Tel-Aviv a indiqué qu’il prononcerait sa sentence le 27 septembre contre Margalit Har-Shefi, 23 ans, qui avait été reconnue coupable en juin d’avoir su les intentions du meurtrier, Yigal Amir, et de n’avoir rien dit. La défense a réclamé que la peine soit limitée aux trois semaines que Mlle Har-Shefi a déjà passées en détention, peu après l’assassinat qui a eu lieu le 4 novembre 1995 à Tel-Aviv. La séance a été marquée par un incident lorsque le juge, Mme Nira Lipsky, a reproché à l’accusée son comportement «inacceptable». Har-Shefi est arrivée quelques minutes en retard à l’audience, ne s’est pas excusée et ne s’est pas levée lorsque le juge lui a adressé la parole. Elle n’a pas dit un mot. Le procureur, Mme Pnina Gay, a affirmé: «J’attends la peine maximale, étant donnée la gravité de l’affaire». Ni la loi ni la jurisprudence israélienne ne prévoient la non-dénonciation de meurtre, encore moins pour un premier ministre, et Mlle Har-Shefi ne peut être condamnée que pour non-dénonciation de délit, ce qui explique que la peine maximale soit limitée à deux ans. L’avocat de la défense, Me Yossef Elon, a cependant réaffirmé que Mlle Har-Shefi n’avait, selon lui, «aucune information précise» sur les intentions de Yigal Amir ce jour-là et qu’elle ne pouvait donc pas l’en empêcher. Me Elon a affirmé que l’accusation traitait Mlle Har-Shefi comme un bouc émissaire. «Quand il y a un désastre, nous avons besoin de blâmer quelqu’un, et c’est pourquoi le ministère public a décidé que ce serait la faute de Har-Shefi», a-t-il dit. Mlle Har-Shefi, une femme colon de Cisjordanie, est étudiante en droit à l’université Bar-Ilan de Tel-Aviv, que fréquentait aussi Yigal Amir. Ce jeune juif d’extrême-droite purge une peine de détention à perpétuité pour le meurtre de Yitzhak Rabin, qui était destiné à bloquer l’évacuation par Israël des territoires palestiniens. (AFP)
Le ministère public israélien a réclamé la peine maximale de deux ans de prison contre l’amie de l’assassin du premier ministre israélien Yitzhak Rabin, reconnue coupable de n’avoir rien fait pour empêcher le meurtre. Le tribunal de Tel-Aviv a indiqué qu’il prononcerait sa sentence le 27 septembre contre Margalit Har-Shefi, 23 ans, qui avait été reconnue coupable en juin d’avoir su les intentions du meurtrier, Yigal Amir, et de n’avoir rien dit. La défense a réclamé que la peine soit limitée aux trois semaines que Mlle Har-Shefi a déjà passées en détention, peu après l’assassinat qui a eu lieu le 4 novembre 1995 à Tel-Aviv. La séance a été marquée par un incident lorsque le juge, Mme Nira Lipsky, a reproché à l’accusée son comportement «inacceptable». Har-Shefi est arrivée quelques minutes en...
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