Le comprimé de Viagra «est ni plus ni moins facile à faire que les autres», mais Jean Lhoste, directeur du site de fabrication Pfizer près d’Amboise, sur les bords de la Loire, admet que le produit «est un peu plus sensible» depuis que sa fonction de soin des troubles de l’érection a été largement médiatisée. Le site français doit produire du Viagra pour l’ensemble de l’Europe (UE, Europe orientale, Russie) et le Moyen-Orient. L’autorisation de mise sur le marché du médicament, accordée par la Commission européenne, a «mis un peu plus la pression» sur l’usine amboisienne d’où les premiers comprimés, losange bleu estampillé Pfizer, sont sortis des chaînes dès le mois de juin pour les marchés du Moyen-Orient ou de la Suisse, précise le directeur. L’engouement pour la petite «pilule bleue», qui a techniquement la forme d’un diamant selon M. Lhoste, a des répercussions directes sur l’économie locale: «La production du Viagra, c’est environ 40 personnes», affirme le responsable du site. L’an prochain, cette seule production devrait atteindre 20% de l’ensemble des médicaments qui sortent de l’usine de 624 employés (contre 480 en 1994), où le groupe pharmaceutique américain a investi 500 MF en deux ans. Dans un an, 40 ou 50 personnes auront renforcé l’effectif parce qu’en dehors de l’effet Viagra, «on a un portefeuille de recherche qui est reconnu comme étant l’un des plus riches» et devrait donner lieu à d’autres fabrications, poursuit M. Lhoste. Quant à connaître la production envisagée de la pilule, le directeur préfère en donner un aperçu très large: «On dit que 10% des hommes en ont besoin, maintenant le problème est de savoir combien de fois par semaine». Au jeu des prévisions de distribution dans l’Union européenne, M. Lhoste reste prudent, mais reconnaît que la Grande-Bretagne est déjà servie avant l’Allemagne. Pour la France, où elle sera disponible dans les pharmacies à partir de la mi-octobre, «les prévisions sont très raisonnables» alors que l’accueil «en Italie est très enthousiaste», sourit-il. Depuis les bords de Loire, où l’enceinte de l’usine s’étend sur 40 hectares, on s’apprête à acheminer le Viagra vers plus de 30 pays d’Europe, du Moyen-Orient ou d’Afrique. Le phénomène Viagra a aussi véhiculé quelques rumeurs sur place, comme celle de faux convois sortant de l’usine pour détourner l’attention d’éventuels voleurs. M. Lhoste reconnaît seulement que quelques mesures de sécurité, déjà prévues sur le site, ont été avancées dans le temps. Le Viagra est un produit pharmaceutique comme un autre et ce serait aussi grave de s’en faire voler qu’un produit cardio-vasculaire», commente-t-il simplement. De toute façon «on est déjà copiés», admet-il. (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le comprimé de Viagra «est ni plus ni moins facile à faire que les autres», mais Jean Lhoste, directeur du site de fabrication Pfizer près d’Amboise, sur les bords de la Loire, admet que le produit «est un peu plus sensible» depuis que sa fonction de soin des troubles de l’érection a été largement médiatisée. Le site français doit produire du Viagra pour l’ensemble de l’Europe (UE, Europe orientale, Russie) et le Moyen-Orient. L’autorisation de mise sur le marché du médicament, accordée par la Commission européenne, a «mis un peu plus la pression» sur l’usine amboisienne d’où les premiers comprimés, losange bleu estampillé Pfizer, sont sortis des chaînes dès le mois de juin pour les marchés du Moyen-Orient ou de la Suisse, précise le directeur. L’engouement pour la petite «pilule bleue», qui a...