Il existe une organisation internationale de la famille onusienne qui gagne beaucoup d’argent: l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), qui va réduire ses tarifs, construire un nouveau bâtiment et accroître son assistance aux pays pauvres. L’OMPI, agence spécialisée des Nations Unies dont le siège est à Genève et dont 171 pays sont membres, veille au respect des droits d’auteur et de la propriété industrielle dans le monde. Sans délivrer elle-même de brevets, elle met à la disposition des inventeurs et industriels, contre paiement, une facilité de dépôt de demandes de brevets pouvant couvrir jusqu’à 98 pays simultanément, par une seule démarche et en une seule langue. Le déposant doit ensuite obtenir lui-même des brevets dans chaque zone ou pays qui l’intéresse, mais entre-temps sont droit de priorité est protégé pendant 20 à 30 mois. Cela lui permet également, si son produit ne répond pas aux espoirs, d’abandonner à moindre coût ses projets de brevets. Protection intellectuelle dans les pays pauvres Le prix d’une telle demande collective va être réduit de 10% à partir de 1999, passant de 1.650 francs suisses en moyenne à 1.500 FS (1.160 à 1.050 dollars), a indiqué lundi à la presse le porte-parole de l’OMPI, Laurent Manderieux. L’assemblée générale annuelle de l’OMPI, réunie depuis une semaine et qui s’est achevée mardi, devrait adopter par consensus cette réduction, a-t-il dit. L’OMPI, sur un budget bisannuel de quelque 400 millions de francs suisses (280 millions USD) pour 1998-1999, a d’ores et déjà dégagé une réserve de plus de 16 millions de FS qui servira d’une part à cette réduction des prestations de l’OMPI, et d’autre part à des actions visant à aider les pays les plus pauvres à participer à la protection intellectuelle. L’OMPI a aussi décidé la construction d’un bâtiment supplémentaire, d’une salle de conférences de 600 places et d’un parking, cela au compte d’une réserve générale qui atteignait fin 1997 la somme de 267 millions de FS (187 millions USD) accumulée au fil des ans. Le nouveau directeur général de l’OMPI, Kamil Idris (Soudan) élu l’année dernière, estime que «ce n’est pas le but d’une organisation internationale que d’avoir des réserves financières», et il veut désormais limiter les excédents de l’OMPI à 1% au plus du budget, a indiqué M. Manderieux. L’assemblée générale de l’OMPI avait également adopté mardi différents programmes d’activité visant fondamentalement à rationaliser les aspects constitutionnels et statutaires de l’organisation, notamment en fusionnant divers comités. Un réseau électronique mondial réunissant les différents bureaux de l’OMPI doit également être mis en place l’an prochain. Le budget de l’OMPI provient à 85% des honoraires versés par les déposants de demandes internationales de brevets, et à moins de 10% des cotisations des Etats membres, a précisé le porte-parole. Durant le premier semestre de cette année, 34.000 demandes ont été déposées, soit une augmentation de 27% par rapport à 1997, a dit M. Manderieux. Durant l’année 1997, 54.000 demandes avaient été déposées, équivalent à plus de quatre millions de demandes individuelles si elles avaient été faites séparément dans chaque pays concerné, a-t-il précisé. (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Il existe une organisation internationale de la famille onusienne qui gagne beaucoup d’argent: l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), qui va réduire ses tarifs, construire un nouveau bâtiment et accroître son assistance aux pays pauvres. L’OMPI, agence spécialisée des Nations Unies dont le siège est à Genève et dont 171 pays sont membres, veille au respect des droits d’auteur et de la propriété industrielle dans le monde. Sans délivrer elle-même de brevets, elle met à la disposition des inventeurs et industriels, contre paiement, une facilité de dépôt de demandes de brevets pouvant couvrir jusqu’à 98 pays simultanément, par une seule démarche et en une seule langue. Le déposant doit ensuite obtenir lui-même des brevets dans chaque zone ou pays qui l’intéresse, mais entre-temps...