Des responsables palestiniens ont dénoncé la responsabilité d’Israël dans la récession qui affecte leur économie, au cours d’une rencontre avec des représentants des pays donateurs, a-t-on indiqué de sources palestiniennes. «Les mesures prises contre l’économie palestinienne par Israël ont provoqué depuis plusieurs mois une récession, une montée du chômage et un déficit du budget de l’Autorité palestinienne», a déclaré aux journalistes le directeur du Conseil palestinien pour le développement et la reconstruction (PECDAR), M. Mohammed Shtayyeh. Ces mesures, telles que le bouclage des territoires palestiniens et les multiples atteintes à la liberté de circulation des biens et des personnes entre la Cisjordanie et la bande de Gaza, ont provoqué une baisse des recettes fiscales, qui ne couvrent que 46% des dépenses depuis le début de l’année, a ajouté M. Shtayyeh. Le directeur du PECDAR, un organisme officiel, a également indiqué que les représentants des pays donateurs ont été mis au courant de l’état d’avancement du plan palestinien de développement économique et social de trois ans, qui doit être présenté officiellement d’ici la fin de l’année au cours d’une réunion à Paris. Les Palestiniens ont demandé aux pays donateurs de poursuivre leurs efforts dans les prochaines années. Les pays donateurs, notamment de l’Union européenne, les Etats-Unis et le du Japon, s’étaient engagés en 1994 à verser plus de deux milliards de dollars pour financer la construction d’infrastructures indispensables au décollage de l’économie palestinienne. «Aucune décision n’a été prise sur ce dossier, mais nous avons perçu des signes positifs de la part des pays donateurs, qui semblent prêts à fournir une aide supplémentaire», a déclaré M. Shtayyeh. Israël a imposé depuis vendredi un bouclage de la Cisjordanie et de la bande de Gaza qui paralyse l’économie de ces deux régions, à la suite des menaces d’attentats lancées par le Mouvement de la résistance islamique Hamas après le meurtre par un commando israélien de deux responsables militaires de ce mouvement. En mars dernier, l’Autorité palestinienne avait présenté avec trois mois de retard un projet de budget pour 1998 prévoyant un déficit de 37 millions de dollars (M. USD). Le budget prévoyait des recettes de 1,777 milliard USD, en hausse de 4,8% par rapport à 1997 et des dépenses de 1,814 md USD. Au mois d’août la Banque mondiale, l’Union européenne, les Etats-Unis, le Japon et la Norvège ont reproché à l’Autorité palestinienne son incapacité à planifier l’utilisation des centaines de millions de dollars d’aide qu’elle reçoit chaque année. Dans une lettre conjointe envoyée à l’Autorité palestinienne, ces pays et institutions ont relevé que le ministère palestinien du Plan n’avait pas «une idée claire de ses besoins». La lettre a souligné que l’Autorité devait «prouver sa capacité à absorber des investissements importants». (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Des responsables palestiniens ont dénoncé la responsabilité d’Israël dans la récession qui affecte leur économie, au cours d’une rencontre avec des représentants des pays donateurs, a-t-on indiqué de sources palestiniennes. «Les mesures prises contre l’économie palestinienne par Israël ont provoqué depuis plusieurs mois une récession, une montée du chômage et un déficit du budget de l’Autorité palestinienne», a déclaré aux journalistes le directeur du Conseil palestinien pour le développement et la reconstruction (PECDAR), M. Mohammed Shtayyeh. Ces mesures, telles que le bouclage des territoires palestiniens et les multiples atteintes à la liberté de circulation des biens et des personnes entre la Cisjordanie et la bande de Gaza, ont provoqué une baisse des recettes fiscales, qui ne couvrent que 46% des...