Le syndrome de la guerre du Golfe est bien une réalité médicale
le 16 septembre 1998 à 00h00
Le syndrome de la guerre du Golfe, cette série d’affections mystérieuses dont souffrent de nombreux anciens combattants de l’opération «Tempête du Désert», est une réalité médicale sérieuse, indiquent des chercheurs dans le «Journal of the American Medical Association» paru mercredi. Une nouvelle enquête, réalisée par une équipe des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) d’Atlanta (Georgie), confirme que les manifestations du syndrome — fatigue inexpliquée, troubles de l’humeur et douleurs musculaires et osseuses — sont nettement plus répandues chez les soldats ayant participé à la guerre contre l’Irak en 1991. En examinant 1.155 aviateurs de la Garde nationale déployés sur le front irakien, les auteurs de l’étude ont constaté que 39% d’entre eux s’étaient plaints de ces symptômes, contre seulement 14% de 2.520 de leurs collègues qui n’ont pas participé à ce conflit. Ces travaux n’ont cependant pas permis de mettre en évidence une quelconque origine chimique, biologique ou virale à ces maladies mystérieuses, a précisé l’équipe du docteur Keiji Fukuda. «Il est possible que ces symptômes soient liés à une exposition particulière à la guerre du Golfe (c’est-à-dire à un agent biologique ou chimique qui reste à déterminer)», soulignent toutefois ces chercheurs. Même si ses origines restent inconnues, le syndrome de la guerre du Golfe doit être considéré comme une affection sérieuse, soulignent deux médecins dans un éditorial accompagnant l’étude. (AFP)
Le syndrome de la guerre du Golfe, cette série d’affections mystérieuses dont souffrent de nombreux anciens combattants de l’opération «Tempête du Désert», est une réalité médicale sérieuse, indiquent des chercheurs dans le «Journal of the American Medical Association» paru mercredi. Une nouvelle enquête, réalisée par une équipe des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) d’Atlanta (Georgie), confirme que les manifestations du syndrome — fatigue inexpliquée, troubles de l’humeur et douleurs musculaires et osseuses — sont nettement plus répandues chez les soldats ayant participé à la guerre contre l’Irak en 1991. En examinant 1.155 aviateurs de la Garde nationale déployés sur le front irakien, les auteurs de l’étude ont constaté que 39% d’entre eux s’étaient plaints de ces...
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