Le président retrouve Washington ... et les ennuis (photo)
le 16 septembre 1998 à 00h00
Bill Clinton a regagné Washington dans la nuit de lundi à mardi après une journée passée à New York et y a retrouvé ses ennuis et des dirigeants parlementaires démocrates de plus en plus critiques à l’égard de la ligne de défense montée par ses avocats pour empêcher l’ouverture par le Congrès d’une procédure de destitution. Les propos les plus sévères à l’égard du président sont venus du chef de la minorité démocrate au Sénat Tom Daschle, qui a fait écho aux remarques faites la veille par le président de la commission judiciaire du Sénat, le républicain Orrin Hatch. «Je suis certainement d’accord avec ceux qui commencent à s’impatienter devant des techniques juridiques qui reviennent à couper les cheveux en quatre. Le président n’est toujours pas parvenu à respecter les normes élémentaires de vérité», a déclaré M. Daschle, en estimant que M. Clinton et ses avocats «devraient comprendre que la poursuite de joutes légales ne servait aucun objectif constructif». Sans aller si loin, le chef de la majorité démocrate à la Chambre Dick Gephardt a également pris ses distances de la Maison-Blanche en réaffirmant que M. Clinton avait eu «des relations sexuelles totalement déplacées» avec Monica Lewinsky et qu’il n’avait «pas dit la vérité». «Nous devons maintenant considérer les implications de ses actions, rechercher la vérité et juger», a-t-il ajouté, en appelant M. Clinton et le Congrès à faire «preuve de bon sens pour le bien du pays», a ajouté M. Gephardt. Les arguments juridiques avancés par les avocats du président pour nier le parjure, l’une des accusations retenues contre lui par le procureur indépendant Kenneth Starr, s’appuient toujours sur l’art très particulier de la sémantique cultivé par Bill Clinton. Pour lui, les fellations pratiquées par Monica Lewinsky ne constituaient pas une liaison sexuelle. «C’est ridicule. Personne ne le croit», s’était exclamé dimanche à la télévision le sénateur Hatch, rejoignant en cela l’opinion d’une majorité d’Américains. MM. Daschle et Gephardt qui étaient venus également à New York pour participer aux manifestations démocrates présidées par M. Clinton, n’ont pas eu d’entretien privé avec le président, a indiqué son entourage. Pour l’instant la Maison-Blanche ne paraît pas avoir encore envisagé de modifier ses plans de bataille au Congrès, où la commission judiciaire de la Chambre des représentants pourrait recommander cette semaine d’engager la première étape d’une procédure de destitution en ouvrant une enquête sur la base du rapport Starr. Les derniers sondages d’opinion montrent que la majorité des Américains restent opposés à une destitution ou même à une démission de M. Clinton. Ils sont de nature à conforter les conseillers du président Clinton qui s’efforcera dans les jours à venir de redorer son blason en se consacrant de plus en plus aux grands dossiers de politique étrangère et en multipliant les contacts avec les autres dirigeants mondiaux lundi et mardi prochains à New York en marge des travaux de l’Assemblée générale de l’ONU. (AFP)
Bill Clinton a regagné Washington dans la nuit de lundi à mardi après une journée passée à New York et y a retrouvé ses ennuis et des dirigeants parlementaires démocrates de plus en plus critiques à l’égard de la ligne de défense montée par ses avocats pour empêcher l’ouverture par le Congrès d’une procédure de destitution. Les propos les plus sévères à l’égard du président sont venus du chef de la minorité démocrate au Sénat Tom Daschle, qui a fait écho aux remarques faites la veille par le président de la commission judiciaire du Sénat, le républicain Orrin Hatch. «Je suis certainement d’accord avec ceux qui commencent à s’impatienter devant des techniques juridiques qui reviennent à couper les cheveux en quatre. Le président n’est toujours pas parvenu à respecter les normes élémentaires...
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