Les taliban ont appelé hier à l’organisation de négociations avec les autorités iraniennes sous les auspices des Nations Unies afin de désamorcer la tension dans la région. Téhéran avait averti la milice intégriste et leur principal allié, le Pakistan, que leurs opérations en Afghanistan pouvaient aboutir à un conflit régional. L’Iran, de confession chiite, soutient l’opposition aux taliban, tenants de la tradition sunnite, en Afghanistan. Dans un communiqué lu à la radio nationale, l’ayatollah Ali Khameneï a expliqué qu’il avait jusqu’à maintenant «réussi à empêcher le départ d’un feu qu’il serait difficile d’éteindre dans cette région». «Mais nous savons tous que le danger est proche», a-t-il ajouté. Selon Khameneï, l’embrasement de la région «ne pourra être évité qu’en contraignant l’armée du Pakistan à cesser d’intervenir en Afghanistan et en obligeant les chefs du groupe des taliban à se soumettre à la logique, à renoncer à des actions qui mènent à la catastrophe et à réparer leurs erreurs passées». L’armée iranienne s’est déclarée «prête» à suivre immédiatement ses ordres. Son commandement en chef a fait savoir que celle-ci était «fin prête à appliquer les ordres du guide et à conduire n’importe quelle mission, où que ce soit et quelles que soient les conditions». Le mollah afghan Mohammad Omar a proposé des négociations avec l’Iran, expliquant à l’agence Afghan Islamic Press (AIP) que l’ONU ne manquerait pas de rejeter sur Téhéran tout refus de sa part de discuter de leur contentieux. Il a ajouté que les taliban étaient prêts à accepter toute offre de médiation. L’Iran a massé quelque 200.000 hommes le long de sa frontière avec l’Afghanistan après l’assassinat d’au moins neuf de ses ressortissants à Mazar-i-Charif. La tension est montée d’un cran dimanche après la prise de la ville de Bamyan, quartier général du mouvement Hezb-i-Wahdat des Hazara pro-iraniens. Samedi, le président iranien Mohammad Khatami avait accusé les combattants islamistes sunnites afghans d’avoir commis à Bamyan des «crimes de guerre» et l’aviation pakistanaise d’avoir bombardé ses habitants sans défense. Après la prise de Bamyan, les taliban contrôlent désormais presque tout l’Afghanistan, à l’exception de la vallée du Panchir, fief du commandant Ahmad Chah Massoud, au nord de la capitale. (Reuters)
Les taliban ont appelé hier à l’organisation de négociations avec les autorités iraniennes sous les auspices des Nations Unies afin de désamorcer la tension dans la région. Téhéran avait averti la milice intégriste et leur principal allié, le Pakistan, que leurs opérations en Afghanistan pouvaient aboutir à un conflit régional. L’Iran, de confession chiite, soutient l’opposition aux taliban, tenants de la tradition sunnite, en Afghanistan. Dans un communiqué lu à la radio nationale, l’ayatollah Ali Khameneï a expliqué qu’il avait jusqu’à maintenant «réussi à empêcher le départ d’un feu qu’il serait difficile d’éteindre dans cette région». «Mais nous savons tous que le danger est proche», a-t-il ajouté. Selon Khameneï, l’embrasement de la région «ne pourra être évité qu’en...
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