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Actualités - Chronologie

Les amis et les sondages à la rescousse

Les sondages publiés lundi, après la diffusion du rapport sur l’affaire Lewinsky, montrent que la plupart des Américains souhaitent que Bill Clinton aille au bout de son mandat, un message reçu cinq sur cinq par les amis du président venus à son secours. Cinquante-sept pour cent des Américains, selon une enquête du «Washington Post», pensent que M. Clinton mérite un blâme (une censure) de la part du Congrès, mais qu’il ne devrait pas être destitué. Seulement 26% pensent que le président devrait être déchu, tandis que 59% continuent d’approuver son travail. Un sondage CNN/USA Today/Gallup diffusé tard dimanche soir donne des résultats similaires: 59% des Américains optent pour le blâme, 30% pour la destitution. Une proportion encore plus forte —63% — approuve la manière dont le président gère les affaires du pays. La Chambre des représentants avait décidé vendredi de diffuser sur Internet les 445 pages du rapport du procureur indépendant Kenneth Starr, accusant Bill Clinton de s’être rendu coupable de 11 faits justifiant une procédure de destitution, dont le parjure et l’obstruction à la justice. Ce rapport ressemble parfois plus cependant à un roman pornographique qu’à un document juridique, et son mode de diffusion a permis à des millions de gens d’avoir accès aux détails les plus crus des frasques du président avec l’ancienne stagiaire de la Maison-Blanche Monica Lewinsky. John Conyers, représentant démocrate, a apporté son soutien au président et vilipendé le rapport Starr, le qualifiant de «partisan» et «scabreux». «Je pense qu’il ne contribue en rien au travail du Congrès», a estimé M. Conyers, un détracteur parmi d’autres du rapport Starr. «J’ai lu hier ce document dégoûtant. Je pense que (Starr) est surtout intéressé par ce qui touche au sexe», a lancé l’autre représentant démocrate John Dingell sur la télévision Fox. Selon le procureur, des détails sur les jeux amoureux auxquels se sont adonnés le président et la stagiaire étaient nécessaires pour prouver que le président a menti lorsqu’il a témoigné sous serment en janvier dernier dans une affaire de harcèlement sexuel. Mais selon le sondage du «Washington Post», 61% des Américains pensent que le rapport est allé trop loin dans le détail. Les enquêtes d’opinion montrent également que les Noirs américains sont beaucoup plus enclins à pardonner à leur président que les Blancs: 60% des Noirs, contre seulement 21% des Blancs, pensent que M. Clinton est «plus honnête» que la plupart des hommes politiques, selon un récent sondage CBS News/New York Times. Les deux tiers des Noirs interrogés considèrent que M. Starr est en tort pour avoir créé le scandale, tandis qu’un tiers seulement des Blancs désapprouvent le procureur. Le sénateur républicain Orrin Hatch, qui ne mâche généralement pas ses mots pour critiquer le président, s’est montré prudent. «Je ne pense pas qu’un président doive démissionner volontairement» sans avoir une très bonne raison de le faire, a-t-il dit lors d’un débat sur CBS. Précisant qu’il avait eu M. Clinton au téléphone dimanche matin, M. Hatch a qualifié la conversation de «très bon échange sur ce que je ressens, sur ce qu’il ressent». Le leader républicain au Sénat, Trent Lott, a toutefois brisé les rangs, estimant que les preuves contre M. Clinton étaient accablantes. «Il pourrait y avoir motif à destitution», a-t-il déclaré. La controverse déclenchée par le rapport Starr va sans doute durer au-delà des élections de novembre, qui verront le renouvellement de la Chambre des représentants et du tiers du Sénat, ont estimé des juristes. Si M. Clinton démissionnait ou était destitué, il serait remplacé par le vice-président Al Gore, perspective qui inquiète les républicains et les autres prétendants démocrates à la présidence, dans la perspective des élections de l’an 2000. (AFP)
Les sondages publiés lundi, après la diffusion du rapport sur l’affaire Lewinsky, montrent que la plupart des Américains souhaitent que Bill Clinton aille au bout de son mandat, un message reçu cinq sur cinq par les amis du président venus à son secours. Cinquante-sept pour cent des Américains, selon une enquête du «Washington Post», pensent que M. Clinton mérite un blâme (une censure) de la part du Congrès, mais qu’il ne devrait pas être destitué. Seulement 26% pensent que le président devrait être déchu, tandis que 59% continuent d’approuver son travail. Un sondage CNN/USA Today/Gallup diffusé tard dimanche soir donne des résultats similaires: 59% des Américains optent pour le blâme, 30% pour la destitution. Une proportion encore plus forte —63% — approuve la manière dont le président gère les...