Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Al Gore : trop proche pour ne pas être éclaboussé

La question se pose pour le vice-président américain Al Gore de savoir si les conséquences de l’affaire Clinton-Lewinsky vont balayer ses chances de siéger un jour à la Maison-Blanche, alors que les Américains digèrent les détails scabreux du rapport Starr. Vendredi, lorsque le rapport sulfureux du procureur Kenneth Starr sur cette affaire a inondé le World Wide Web, Al Gore est demeuré aux côtés du président Bill Clinton, peut-être trop près pour ne pas être éclaboussé par le scandale. «C’est non seulement un grand président, c’est aussi un grand ami», avait déclaré le vice-président devant des représentants du clergé lorsque M. Clinton avait confessé «avoir péché» et demandé pardon. Parti en campagne pour les démocrates dans l’Oregon samedi, Al Gore a vanté de nouveau le rôle que le président a eu dans «la prospérité sans précédent» des Etats-Unis et a estimé que le scandale ne devait pas renverser les résultats des élections de 1992 et de 1996. «Je ne pense pas que ce rapport puisse servir de base au renversement du jugement exprimé par le peuple américain en 1992, puis en 1996, et selon lequel Bill Clinton doit être leur président», a-t-il dit. Mais M. Gore, dauphin désigné du président Clinton, s’est bien gardé de critiquer directement le procureur Starr ou de dénoncer le contenu de son rapport, semblant osciller entre un soutien appuyé à son mentor et la volonté de préserver ses chances pour l’élection présidentielle de l’an 2000. Tout au long des huit mois d’enquête du procureur indépendant, la Maison-Blanche s’est appuyée sur M. Gore pour poursuivre ses initiatives en matière d’environnement et de technologie. «Monsieur Propre» M. Gore a également reçu le soutien public du président Clinton et est donné favori pour obtenir la nomination démocrate en vue de la prochaine présidentielle. Cette réputation pourrait se renforcer encore par contraste avec une éventuelle disgrâce de M. Clinton ou au contraire être ternie par association. D’autant que M. Gore est lui aussi menacé de la nomination d’un procureur indépendant pour déterminer s’il a enfreint la loi électorale en sollicitant par téléphone depuis la Maison-Blanche des dons au Parti démocrate pendant la campagne de 1996. Malgré le scandale du financement illicite de la campagne de 1996, M. Gore a réussi, en partie grâce à son image de «Monsieur Propre» de la politique américaine, à conserver sa bonne aura. Et il est de plus en plus courtisé par ses pairs démocrates dans la perspective des élections législatives de novembre. Si certains candidats annulent des réunions avec M. Clinton, ils ont en revanche appel à M. Gore. Ainsi, après le nord-ouest le week-end dernier, le vice-président rejoindra Bill Clinton lundi pour une collecte de fonds du parti à New York. Puis, vendredi, il se rendra dans le New Hampshire, un Etat clé puisqu’il est le premier à voter dans les primaires présidentielles. Pendant ce temps, son principal adversaire pour la nomination démocrate à la présidentielle, Richard Gephardt, leader de la minorité démocrate à la Chambre des représentants, se montre prudent dans l’affaire Lewinsky. Il y a deux semaines, il avait qualifié le comportement du président Clinton de «répréhensible», mais il ne s’est pasprononcé sur la question de sa destitution. En outre, lorsque le président avait invité les dirigeants démocrates à la Maison-Blanche en fin de semaine pour s’excuser auprès d’eux, M. Gephardt avait décliné de se joindre à une conférence de presse commune des membres du parti. (AFP)
La question se pose pour le vice-président américain Al Gore de savoir si les conséquences de l’affaire Clinton-Lewinsky vont balayer ses chances de siéger un jour à la Maison-Blanche, alors que les Américains digèrent les détails scabreux du rapport Starr. Vendredi, lorsque le rapport sulfureux du procureur Kenneth Starr sur cette affaire a inondé le World Wide Web, Al Gore est demeuré aux côtés du président Bill Clinton, peut-être trop près pour ne pas être éclaboussé par le scandale. «C’est non seulement un grand président, c’est aussi un grand ami», avait déclaré le vice-président devant des représentants du clergé lorsque M. Clinton avait confessé «avoir péché» et demandé pardon. Parti en campagne pour les démocrates dans l’Oregon samedi, Al Gore a vanté de nouveau le rôle que le...