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Actualités - Chronologie

Un homme de confiance aux Affaires étrangères

Igor Ivanov, qui a été nommé vendredi ministre russe des Affaires étrangères, est l’homme de confiance d’Evgueni Primakov, le nouveau premier ministre et ancien chef de la diplomatie russe. Diplomates et analystes s’attendent à ce qu’il suive la ligne tracée par son prédécesseur: défense des intérêts de grande puissance de la Russie, indépendance et refus du leadership mondial américain. M. Ivanov, qui parle anglais et espagnol, a particulièrement suivi ces derniers temps le dossier de l’ex-Yougoslavie, où il a fait de fréquentes visites. Cet homme de 52 ans au crâne dégarni est entré au ministère des Affaires étrangères soviétique en 1973. Il n’a jamais quitté la diplomatie depuis. Diplômé de l’Institut «Maurice Thorez» des langues étrangères, il avait auparavant travaillé à l’Institut de l’économie mondiale et des relations internationales, rattaché à l’académie des sciences soviétiques. Depuis décembre 1993, M. Ivanov était premier vice-ministre des Affaires étrangères. C’est lui qui assurait l’intérim de M. Primakov lorsque ce dernier était absent du pays. Avant d’être appelé à ces fonctions, M. Ivanov avait notamment été ambassadeur à Madrid en 1991 et 1992. Il avait été pour la première fois en poste en Espagne à la fin des années 70 comme conseiller commercial avant de devenir dans cette même ambassade premier secrétaire puis conseiller. A Moscou, il a eu l’occasion de fréquenter la classe politique puisqu’il a représenté les intérêts du ministère des Affaires étrangères auprès de la Douma (Chambre basse du Parlement). Les commentaires des analystes et des diplomates sur M. Ivanov sont plutôt positifs. «Ce serait un bon choix», avait estimé le directeur de l’Institut des études stratégiques, Andreï Piontkovski, avant la nomination de M. Ivanov. «Il a beaucoup d’expérience dans les relations avec l’Occident, il est raisonnable, sans hystérie envers l’OTAN», avait souligné le politologue. «On peut s’attendre à la même politique que Primakov sur les dossiers chauds. Sur le fond, il n’y aura pas de changements», prévoit un diplomate occidental en poste à Moscou. «Le tandem Primakov-Ivanov qui fonctionnait très étroitement fonctionnera encore», ajoute ce diplomate. Pendant son passage au ministère des Affaires étrangères, M. Primakov s’est efforcé de faire entendre la voix de la Russie sur la scène internationale, sur des dossiers comme l’Irak ou le Kosovo. Il a également, avec moins de succès, tenté de s’opposer à l’élargissement de l’OTAN aux pays ex-communistes. (AFP)
Igor Ivanov, qui a été nommé vendredi ministre russe des Affaires étrangères, est l’homme de confiance d’Evgueni Primakov, le nouveau premier ministre et ancien chef de la diplomatie russe. Diplomates et analystes s’attendent à ce qu’il suive la ligne tracée par son prédécesseur: défense des intérêts de grande puissance de la Russie, indépendance et refus du leadership mondial américain. M. Ivanov, qui parle anglais et espagnol, a particulièrement suivi ces derniers temps le dossier de l’ex-Yougoslavie, où il a fait de fréquentes visites. Cet homme de 52 ans au crâne dégarni est entré au ministère des Affaires étrangères soviétique en 1973. Il n’a jamais quitté la diplomatie depuis. Diplômé de l’Institut «Maurice Thorez» des langues étrangères, il avait auparavant travaillé à l’Institut de...