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Actualités - Chronologie

Tennis Flushing Meadows La première de Lindsay Davenport (photo)

L’Américaine Lindsay Davenport a remporté le premier grand succès de sa carrière en battant la Suissesse Martina Hingis 6-3, 7-5, dimanche, en finale de l’US Open de tennis, devenant la première Américaine de naissance à s’imposer à Flushing Meadows depuis Chris Evert en 1982. Davenport, une des joueuses les plus timides et réservées, s’est montrée trop puissante pour Hingis, tenante du titre, qui devra donc se contenter de terminer l’année avec un seul titre du Grand Chelem, l’Open d’Australie acquis en tout début de saison. Davenport, impressionnante tout au long de l’été avec trois victoires consécutives dans des tournois de préparation en Californie, dont une sur sa rivale du jour, s’était qualifiée aisément pour la finale, la première à ce niveau de sa carrière, sans perdre un seul set en six matches. Pour beaucoup, l’Américaine, dont la condition physique et la mobilité se sont améliorées sans lui faire perdre de sa puissance en fond de court, était la favorite de la finale, tant Hingis avait paru vulnérable tout au long du tournoi. La championne olympique d’Atlanta devait confirmer totalement les pronostics s’imposant d’entrée en patronne sur le court. Décochant services gagnants sur services gagnants du haut de ses 189 cm, l’Américaine commençait à malmener la No1 mondiale par des coups de boutoir du fond du court, aussi bien en coup droit qu’en revers. Constamment prise de vitesse, la Suissesse n’arrivait que rarement à bouger Davenport, confortablement installée à l’intérieur du terrain, y dirigeant le jeu à sa guise. L’Américaine faisait le break dès le 3e jeu et s’assurait le gain de la manche d’un boulet en revers le long de la ligne après 37 minutes. La domination de Davenport se poursuivait en début de seconde manche. Hingis, transpercées par les retours des deux côtés, cédait son service au sixième jeu. L’Américaine obtenait sur son service une balle de 5-2, qu’elle gaspillait en envoyant dans le décor une facile volée haute de revers, ce dont la Suissesse profitait pour revenir au score et mener 5-4 en prenant deux fois le service adverse. Pour Davenport tout était à refaire. L’Américaine refaisait son retard en prenant blanc le service d’Hingis, remportait le sien d’un puissant revers le long de la ligne. Elle concluait ensuite la partie à sa première balle de match d’un revers croisé sur une amortie bien téméraire au bout de 81 minutes de jeu, devenant la première championne juniors de Flushing Meadows à venir ensuite gagner chez les seniors. Hingis avait perdu son titre, mais préservé, en atteignant la finale, sa place en tête du classement mondial, avec seulement 146 points d’avance sur la gagnante de l’US Open. L’Américaine était loin de penser au classement et à la possibilité de terminer l’année comme No1 mondiale, toute à la joie de son premier grand succès, le jour de l’anniversaire de sa mère. «C’est celui que je voulais le plus. Cela signifie tellement pour moi. Cela a été vraiment un été incroyable», a-t-elle commenté. Une finale australienne La journée n’a pas été propice aux numéros un mondiaux. Après la défaite d’Hingis, cela a été au tour de Pete Sampras de perdre le duel qui l’opposait en fin de journée à Patrick Rafter. Victime à nouveau d’ennuis musculaires (contracture du quadriceps gauche), au moment même où il allait pendre un avantage peut-être décisif de deux sets à un, l’Américain a vu lui échapper un match qui pour beaucoup constituait une finale avant la lettre entre les numéros un et trois mondiaux. «C’est la malchance, a souligné Sampras. J’ai bien essayé de m’accrocher à mon service en espérant pouvoir grapiller le match. Mais il a joué de mieux en mieux». Rafter, qui l’emportait en cinq manches 6-7 (8/10), 6-4, 2-6, 6-4, 6-4, atteignait ainsi la finale pour la seconde année consécutive. Il y retrouvera dimanche son compatriote Mark Philippousis, 21 ans, de 4 ans son cadet, qui s’était en début d’après-midi joué du vainqueur de Roland Garros, l’Espagnol Carlos Moya (No 10) en quatre manches 6-1, 6-4, 5-7, 6-4. Doté d’un des services les plus puissants du tournoi (102 aces depuis le début de l’US Open), balançant régulièrement des deuxièmes balles à plus de 200 km/h, Philippousis s’est montré remarquable à Flushing Meadows, affichant des progrès dans tous les compartiments du jeu et faisant preuve d’un calme olympien sur le court. Après s’être fait éliminer au 1er tour du tournoi du Queens en juin, Philippousis parlait alors d’abandonner le tennis, dégoûté par toute une série de mauvais résultats. Repris en main par Pat Cash, dernier Australien vainqueur de Wimbledon, il atteignait les quarts de finale sur le gazon anglais (battu par le futur vainqueur Pete Sampras). Le voilà maintenant en finale à Flushing Meadows, sa première dans un tournoi du Grand Chelem, contre un Patrick Rafter, vainqueur de leurs deux précédentes confrontations et qui fera figure de favori. «Rafter sera le favori, mais de peu, a estimé Pete Sampras. Il a un peu plus d’expérience à ce niveau. Pour Philippousis c’est sa première finale. Mais après tout cela peut l’aider et il va peut être jouer totalement décontracté. De toute façon sur des courts aussi rapides, quand on a un service comme le sien on est difficile à battre». Double dames: Grand Chelem pour Martina Hingis Martina Hingis, au lendemain de sa défaite, en finale du simple, a pris sa revanche sur l’Américaine Lindsay Davenport, remportant la finale du double avec la Tchèque Jana Novotna, dimanche. Victorieuse en Australie avec la Croate Mirjana Lucic, puis à Roland Garros et Wimbledon avec Novotna, la Suissesse a ainsi réalisé le deuxième Grand Chelem en double de l’histoire du tennis féminin après celui des Américaines Martina Navratilova et Pam Shriver en 1984. Hingis et Novotna qui étaient têtes de série numéro un, se sont imposées en 64 minutes, 6-3, 6-3, à Davenport et Zvereva, (No 2), leurs victimes également des finales de Roland Garros et de Wimbledon, et se partageront les 320.000 dollars revenant aux vainqueurs du double (160.000 aux finalistes). Alors que Zvereva, la seule sur le terrain à ne compter aucun titre du Grand Chelem en simple à son actif, parvenait à tenir parfaitement sa mise en jeu, c’est Davenport qui devait à deux reprises céder son service, au 8e jeu de la première manche, puis au troisième de la seconde, deux breaks suffisant pour que Hingis et Novotna fassent la différence. «Cela signifie beaucoup pour moi, a souligné Martina Hingis;. Avec un Grand Chelem en double, on entre dans l’histoire. Plus personne ne peut vous l’enlever».
L’Américaine Lindsay Davenport a remporté le premier grand succès de sa carrière en battant la Suissesse Martina Hingis 6-3, 7-5, dimanche, en finale de l’US Open de tennis, devenant la première Américaine de naissance à s’imposer à Flushing Meadows depuis Chris Evert en 1982. Davenport, une des joueuses les plus timides et réservées, s’est montrée trop puissante pour Hingis, tenante du titre, qui devra donc se contenter de terminer l’année avec un seul titre du Grand Chelem, l’Open d’Australie acquis en tout début de saison. Davenport, impressionnante tout au long de l’été avec trois victoires consécutives dans des tournois de préparation en Californie, dont une sur sa rivale du jour, s’était qualifiée aisément pour la finale, la première à ce niveau de sa carrière, sans perdre un seul set en...