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Actualités - Chronologie

Affaire Festina : le Tour d'Espagne craint la tourmente à son tour

La Vuelta craint de se retrouver à son tour dans la tourmente des scandales du dopage qui ont gâché le dernier Tour de France cycliste, après la publication lundi des aveux des coureurs de l’équipe Festina devant la police judiciaire française en juillet dernier. La publication par le journal parisien France-Soir des propos du Suisse Alex Zulle et de dix de ses coéquipiers, qui confessent l’usage de produits dopants, a éclaté comme un coup de tonnerre dans le ciel bleu de l’Andalousie, reléguant au second plan les performances du maillot jaune, le Français Laurent Jalabert (Once). «Encore cette merde», a déclaré furieux Zulle, vainqueur des deux dernières éditions de la Vuelta, en prenant connaissance de l’article dans lequel tous les coureurs de Festina exclus du Tour de France — sauf les Français Richard Virenque et Pascal Hervé — reconnaissent avoir utilisé de l’EPO. Un procureur du parquet de Lille (nord), qui s’occupe de l’affaire, a affirmé que les extraits des auditions publiées par France-Soir étaient «authentiques». Jalabert et son équipe Once se sont également retrouvés au centre de la polémique. Zulle, son ancien coéquipier des Once, a en effet reconnu que «cette pratique de l’EPO s’opérait de la même manière» quand il courait sous le maillot jaune acidulé de l’équipe espagnole. «Conscience tranquille» «J’ai la conscience tranquille et l’affaire est dans les mains de nos avocats qui étudieront également comment un juge peut permettre de telles fuites. En plus, il faut tenir compte du fait que Zulle a fait ces déclarations sous pression», a déclaré le directeur sportif des Once, Manolo Saiz. «Ces déclarations ont fait l’objet d’une fuite par mauvaise foi, mais ils n’auront pas la peau de la Vuelta, ni celle de l’équipe Once, bien entendu», a-t-il ajouté. Interrogé sur les confessions de Zulle, Jalabert a déclaré qu’il «n’était pas dans la course pour parler de justice. Il s’agit d’une enquête et je suis surpris que cela sorte dans la presse». Jalabert, meilleur coureur mondial au classement de l’Union cycliste internationale (UCI), risque par ailleurs une sanction pour avoir affirmé avec ironie qu’un «commissaire de l’UCI ressemblait à moitié au comte de Dracula et à moitié aux néo-nazis» dans un entretien au journal sportif espagnol Marca. Le leader des Once a encore comparé l’UCI à «une dictature» lors d’un conférence de presse, à laquelle assistait notamment... un commissaire de l’organisation venu lui demander des explications. Mardi au départ de la 4e étape, Alex Zulle, Laurent Jalabert et les autres coureurs ne voulaient penser qu’aux 175 km qu’ils avaient à parcourir entre Malaga et Grenade. Mais les organisateurs de la Vuelta, qui avaient modifié l’itinéraire de l’épreuve pour éviter la France et une éventuelle intervention de sa police contre le peloton, s’attendent à ce que de nouvelles informations sur le dopage sortent pendant les trois semaines de course. Un membre de la caravane craignait pour sa part de possibles contrôles sanguins des médecins de l’UCI au petit matin et l’exclusion de coureurs pour un taux d’hématocrites (rapport du volume cellulaire au volume sanguin) supérieur à la limite autorisées, soit plus de 50% de globules rouges dans le sang. Ces craintes sont d’autant plus fondées que l’intervention des «vampires» de l’UCI, selon la métaphore en usage dans les milieux du cyclisme, s’est soldée par l’exclusion de sept coureurs lors du Tour du Portugal en août dernier. (AFP)
La Vuelta craint de se retrouver à son tour dans la tourmente des scandales du dopage qui ont gâché le dernier Tour de France cycliste, après la publication lundi des aveux des coureurs de l’équipe Festina devant la police judiciaire française en juillet dernier. La publication par le journal parisien France-Soir des propos du Suisse Alex Zulle et de dix de ses coéquipiers, qui confessent l’usage de produits dopants, a éclaté comme un coup de tonnerre dans le ciel bleu de l’Andalousie, reléguant au second plan les performances du maillot jaune, le Français Laurent Jalabert (Once). «Encore cette merde», a déclaré furieux Zulle, vainqueur des deux dernières éditions de la Vuelta, en prenant connaissance de l’article dans lequel tous les coureurs de Festina exclus du Tour de France — sauf les Français Richard...