Au Goethe Institut, Manara, jusqu’au 15 septembre, une installation vidéo-photos de Akram Zaatari, intitulée «L’autre résolution», joue les contrastes sur plusieurs niveaux. Dans une salle plongée dans l’obscurité, sept clichés d’enfants, en noir et blanc, (tirés des archives de la Fondation arabe pour l’image), sont accrochés sur des panneaux noirs, tandis que deux projections-vidéo synchronisées font défiler sur de larges toiles blanches — se faisant face — des images d’adultes — hommes d’un côté, femmes de l’autre — reprenant les mêmes poses que celles des enfants. Zaatari, ex-producteur d’émissions télévisées, reconverti dans la réalisation de films, (il va d’ailleurs présenter en octobre au Festival du film de Beyrouth, «Majnounak», un documentaire sur la sexualité masculine au Liban), veut montrer là «le pouvoir du photographe sur son sujet». Pouvoir qui s’exerce par la tension des corps figés dans des postures souvent inconfortables ou artificielles. L’autre idée de cette installation repose sur le regard social et la notion des limites de l’acceptable en rapport à l’âge et le sexe. Une même attitude corporelle considérée naturelle et innocente chez un enfant devient choquante chez l’adulte. Un bébé couché sur le ventre, les fesses à l’air, transposé en version adulte, cela donne un tout autre impact. Un bambin vêtu en fillette et relevant ses jupons ne provoque pas la même réaction qu’un homme dans la même situation... Enfin, l’artiste dit «vouloir montrer également le contraste entre la basse résolution de l’image-vidéo et celle plus élaborée de la pellicule-photo». Cela sur le plan technique... Un livret regroupant l’ensemble des clichés, annotés des réflexions des personnes qui ont posé, accompagne l’exposition. Un travail intéressant que l’on peut voir tous les jours entre 16 et 19h.
Au Goethe Institut, Manara, jusqu’au 15 septembre, une installation vidéo-photos de Akram Zaatari, intitulée «L’autre résolution», joue les contrastes sur plusieurs niveaux. Dans une salle plongée dans l’obscurité, sept clichés d’enfants, en noir et blanc, (tirés des archives de la Fondation arabe pour l’image), sont accrochés sur des panneaux noirs, tandis que deux projections-vidéo synchronisées font défiler sur de larges toiles blanches — se faisant face — des images d’adultes — hommes d’un côté, femmes de l’autre — reprenant les mêmes poses que celles des enfants. Zaatari, ex-producteur d’émissions télévisées, reconverti dans la réalisation de films, (il va d’ailleurs présenter en octobre au Festival du film de Beyrouth, «Majnounak», un documentaire sur la sexualité masculine au...
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