Le premier ministre grec, Costas Simitis, a exclu le risque d’une montée «incontrôlée» de tension gréco-turque en Egée et annoncé qu’il rencontrerait son homologue turc en octobre lors d’un sommet balkanique en Turquie. «En dépit de la politique expansionniste de la Turquie et des tensions qu’elle a créées de temps à autre, je ne considère pas que l’Egée est une région où les choses ne sont pas contrôlées, et où risquent de surgir des problèmes», a déclaré M. Simitis. Il était interrogé sur des estimations américaines faisant de l’Egée un grave foyer de tension, au cours d’une conférence de presse à Salonique (nord) marquant la rentrée politique grecque. M. Simitis a aussi annoncé qu’il rencontrerait son homologue turc, Mesut Yilmaz, lors du deuxième sommet des pays balkaniques prévu le 12 octobre prochain à Antalya. «Il est naturel que je rencontre» M. Yilmaz à cette occasion, a-t-il ajouté, soulignant que «toutes rencontres et discussions sont bonnes». Il a par ailleurs déploré que la «missilologie» développée actuellement autour du déploiement prévu à Chypre de missiles russes S-300 détourne l’attention internationale du «problème central», qui est «l’invasion et l’occupation» par la Turquie d’une partie de l’île. «C’est ce que la Turquie souhaite, et nous nous y opposons», a-t-il ajouté, soulignant que la Grèce «continuera à faire pression» pour une solution à Chypre. Réaffirmant que Chypre avait le «droit de se défendre», il a toutefois souligné que les «missiles ne sont pas un but en soi», l’objectif de la politique chypriote étant un règlement. Par ailleurs, le premier ministre français, Lionel Jospin, a dénoncé la division de Chypre comme «une situation intolérable au regard du droit international», dans un entretien publié par l’hebdomadaire grec «To Vima». «La vraie question» à Chypre est celle de «la division de l’île (...) qui se perpétue depuis près de 25 ans», a déclaré le premier ministre français. «Ce que la France souhaite, c’est que l’on parvienne à mettre fin à une situation intolérable au regard du droit international», a-t-il ajouté. Il estime, sans les nommer, que «ceux qui bloquent aujourd’hui le processus de rapprochement entre les deux communautés et s’opposent à tout règlement politique dans le sens fixé par les résolutions de l’ONU portent à l’égard de leur peuple et devant l’histoire une lourde responsabilité». Il rejette par ailleurs les estimations de To Vima selon lesquelles la France serait désormais moins attentive aux violations des droits de l’homme en Turquie qu’elle ne l’était sous la présidence de François Mitterrand. «La France n’est pas moins impliquée aujourd’hui qu’elle ne l’était hier dans le combat» de la défense des droits de l’homme, affirme-t-il. «Nous cherchons à encourager tous les progrès vers l’Etat de droit et la démocratie», ajoute-t-il. Sur fond de mauvaise humeur grecque contre une partialité présumée de Paris en faveur d’Ankara, M. Jospin a rencontré à deux reprises son homologue grec, Costas Simitis, cet été, le 11 août au cours de vacances, et le 31 à Athènes, invité à une réunion du Parti socialiste grec au pouvoir. (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le premier ministre grec, Costas Simitis, a exclu le risque d’une montée «incontrôlée» de tension gréco-turque en Egée et annoncé qu’il rencontrerait son homologue turc en octobre lors d’un sommet balkanique en Turquie. «En dépit de la politique expansionniste de la Turquie et des tensions qu’elle a créées de temps à autre, je ne considère pas que l’Egée est une région où les choses ne sont pas contrôlées, et où risquent de surgir des problèmes», a déclaré M. Simitis. Il était interrogé sur des estimations américaines faisant de l’Egée un grave foyer de tension, au cours d’une conférence de presse à Salonique (nord) marquant la rentrée politique grecque. M. Simitis a aussi annoncé qu’il rencontrerait son homologue turc, Mesut Yilmaz, lors du deuxième sommet des pays balkaniques prévu le...