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Actualités - Chronologie

Catastrophe aérienne de Peggy's Cove Des anomalies repérées sur le fond marin

Des centaines de personnes ont participé ce week-end aux recherches en mer et sur les côtes de la zone de Peggy’s Cove (Nouvelle-Écosse), où des sonars ont repéré des «anomalies» qui pourraient être des débris de l’appareil de la Swissair qui s’est abîmé mercredi soir avec 229 personnes à bord. Quelque 75 plongeurs ont sondé la mer samedi, a indiqué la GRC (gendarmerie royale canadienne, police fédérale), après la découverte de ces «anomalies» qui laissent envisager la présence éventuelle de gros morceaux de l’avion. Des militaires sondent aussi les côtes environnantes pour récupérer des éléments dans le cadre de cette opération, qui a été surnommée «Persévérance». En l’absence des boîtes noires qui enregistrent les échanges entre les membres de l’équipage et les données techniques du vol, les enquêteurs ne disposaient encore que de débris matériels, de restes humains et des enregistrements de conversations entre les tours de contrôle et l’appareil avant le drame. A partir de ces données, ils ont déjà pu établir que la situation semblait tout à fait sous contrôle jusque dans les toutes dernières minutes qui ont précédé la chute, encore inexpliquée, de l’avion. En effet, les débris matériels et les restes humains n’ont laissé apparaître aucune trace de feu et ont permis d’assurer avec certitude qu’il n’y avait pas eu d’incendie généralisé dans l’appareil. Les conversations entre le sol et l’équipage du vol 111 de la Swissair indiquent d’ailleurs qu’il n’a jamais été question d’incendie, mais seulement de la présence de fumée dans le poste de pilotage. «Nous n’avons pas d’autre indication d’un problème spécifique», a souligné Vic Gerden, le chef de l’équipe des enquêteurs. Les enquêteurs ont fait valoir par ailleurs que jamais le pilote, contrairement à de premières indications, n’avait lancé l’appel «mayday, mayday, mayday», l’ultime appel de détresse qui annonce une catastrophe imminente. Il a seulement, quinze minutes avant la disparition de l’avion des écrans radar, lancé l’appel «pan pan pan», qui signale un problème de moindre gravité. M. Gerden a parlé aussi d’échanges «normaux» entre les tours de contrôle et le pilote, qui parlait, a-t-il dit, avec calme et «professionnalisme». Selon les enquêteurs, l’appareil, qui se dirigeait alors vers Halifax sur le conseil des contrôleurs aériens de Moncton (Nouveau-Brunswick), a fait une large boucle au-dessus de la baie St-Margaret, que forme le petit village de Peggy’s Cove, pour perdre de l’altitude et larguer du kérosène, une procédure tout à fait normale en cas d’incident et d’atterrissage d’urgence. Cependant, a remarqué M. Vergen, «il a fait une autre boucle avant de s’écraser». Un graphique publié sur une chaîne de télévision, qui émanerait des enquêteurs, révélait effectivement la petite boucle très brutale faite par l’avion en revenant à l’entrée de la baie. Un ancien contrôleur aérien a envisagé l’hypothèse que l’équipage, intoxiqué ou aveuglé par la fumée, ait vidé complètement, sans le vouloir, les réservoirs de l’avion et perdu complètement le contrôle de l’appareil. Une hypothèse reprise par un ancien enquêteur américain, Vernon Grose, cité par la presse canadienne. Le texte des échanges radio entre les tours de contrôle et l’avion a été rendu public samedi. Les membres des familles des victimes ont commencé à se rendre par dizaines samedi matin à Peggy’s Cove, le petit port situé à proximité du lieu de l’accident. Dans une atmosphère chargée d’émotion, plusieurs ont tenu à parler à la presse de leurs proches disparus, ont dit leur «soulagement» d’être venus sur place et ont tenu à remercier la compagnie Swissair pour l’aide qui leur avait été apportée. Au total, selon les autorités canadiennes, 400 à 500 personnes étaient présentes par rotation au cours de la journée sur le site. Un service commémoratif a été célébré à Halifax, à une cinquantaine de kilomètres. (AFP)
Des centaines de personnes ont participé ce week-end aux recherches en mer et sur les côtes de la zone de Peggy’s Cove (Nouvelle-Écosse), où des sonars ont repéré des «anomalies» qui pourraient être des débris de l’appareil de la Swissair qui s’est abîmé mercredi soir avec 229 personnes à bord. Quelque 75 plongeurs ont sondé la mer samedi, a indiqué la GRC (gendarmerie royale canadienne, police fédérale), après la découverte de ces «anomalies» qui laissent envisager la présence éventuelle de gros morceaux de l’avion. Des militaires sondent aussi les côtes environnantes pour récupérer des éléments dans le cadre de cette opération, qui a été surnommée «Persévérance». En l’absence des boîtes noires qui enregistrent les échanges entre les membres de l’équipage et les données techniques du...