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Actualités - Chronologie

La luce recèle dix fois plus d'eau que l'on pensait

La Lune recèle dix fois plus d’eau que l’on ne pensait jusqu’à présent, soit 6 milliards de tonnes, révèle une étude parue vendredi dans le magazine «Science», réalisée à partir des observations de la sonde Lunar Prospector. Des chercheurs de l’Observatoire Midi-Pyrénées à Toulouse (OMP-France) et du Los Alamos National Laboratory (LANL-Etats-Unis) rapportent que quelque 3 milliards de tonnes d’eau sont présentes à chacun de ses pôles, «La quantité étant 15% plus importante au pôle nord qu’au pôle sud». Cette eau, notent les auteurs de l’étude, provient des comètes qui ont percuté la Lune au cours des deux derniers milliards d’années. Elle est restée sous forme de glace dans les cratères des deux pôles, des endroits qui restent très froids n’étant pas exposés au soleil. Cette glace, précisent les Pr Sylvestre Maurice (OMP) et W.C. Feldman (LANL), est recouverte d’une couche de 50 centimètres de roches sèches. Une autre étude de l’hebdomadaire «Science», réalisée par les mêmes laboratoires, a permis de cartographier les gisements de fer, de titane, de thorium ou de potassium présents sous la surface du satellite naturel de la Terre. Par ailleurs, les instruments montés à bord de Lunar Prospector ont détecté des traces de gadolinium et de samarium, deux éléments chimiques de la famille des lanthanides, mais uniquement autour de Mare Imbrium, un bassin d’impact visible depuis la Terre. Cette découverte, qui souligne l’hétérogénéité de la surface de la Lune, montre que «quelque chose d’unique s’est produit autour d’Imbrium», souligne dans un autre article le Pr R.C. Elric, du Los Alamos National Laboratory. Une autre étude publiée dans «Science» confirme encore que des champs magnétiques localisés existent sur la Lune dans des zones diamétralement opposées à des impacts de météorites géants qui ont frappé l’astre il y a des milliards d’années. «Le fait que les régions où se trouve un fort champ magnétique couvrent des bassins à l’opposé du point d’impact rend beaucoup plus crédible l’hypothèse que ce magnétisme a un rapport direct avec ces impacts importants», souligne le Pr Robert Lin de l’Université de Californie à Berkeley. Cette hypothèse avait été émise après les missions Apollo de débarquement sur la Lune il y a 25 ans. Cet astre n’a pas de champ magnétique sur toute sa surface, comme la Terre, mais seulement à quelques endroits. La sonde Lunar Prospector, lancée en janvier 1998, couvre toute la surface de la Lune tous les 14 jours à une altitude de 100 kilomètres. (AFP)
La Lune recèle dix fois plus d’eau que l’on ne pensait jusqu’à présent, soit 6 milliards de tonnes, révèle une étude parue vendredi dans le magazine «Science», réalisée à partir des observations de la sonde Lunar Prospector. Des chercheurs de l’Observatoire Midi-Pyrénées à Toulouse (OMP-France) et du Los Alamos National Laboratory (LANL-Etats-Unis) rapportent que quelque 3 milliards de tonnes d’eau sont présentes à chacun de ses pôles, «La quantité étant 15% plus importante au pôle nord qu’au pôle sud». Cette eau, notent les auteurs de l’étude, provient des comètes qui ont percuté la Lune au cours des deux derniers milliards d’années. Elle est restée sous forme de glace dans les cratères des deux pôles, des endroits qui restent très froids n’étant pas exposés au soleil. Cette glace,...