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Actualités - Chronologie

Procès-fantôme pour les islamistes algériens en France

Sans avocats ou presque, avec une poignée de prévenus, le procès de 138 islamistes présumés du réseau Chalabi a tourné au procès-fantôme vendredi, à Fleury-Mérogis, au sud de Paris. La quatrième audience n’a duré qu’une heure, consacrée à la lecture par le président Bruno Steinmann des faits reprochés à trois personnes, qui ne se sont pas défendues, pour la raison qu’elles n’étaient pas dans le box, ayant refusé de venir. Poursuivis pour soutien présumé aux islamistes algériens, seuls trois prévenus détenus (sur 27) et quelques dizaines de prévenus libres étaient présents, disséminés par petits groupes, dont certains hésitaient entre le rire et les bâillements. La plupart des avocats de la défense prônent le boycott du procès et son renvoi. Ils ont quitté dès son jour d’ouverture, mardi, ce procès dont ils estiment qu’il implique trop de personnes pour être équitable et qu’il se tient dans un lieu à la symbolique carcérale désastreuse. Le tribunal a en effet été installé dans un gymnase de l’école nationale de l’administration pénitentiaire, en face de la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis. Mercredi, les détenus étant encore là en nombre, le tribunal a pu interroger deux d’entre eux. Jeudi, l’un des responsables présumés du réseau, Mohamed Chalabi, a prononcé une longue déclaration revendicative, avant de quitter le box avec à sa suite, la quasi-totalité des détenus. Le tribunal, souhaitant évoquer le cas de quatre d’entre eux impliqués dans la filière «armes et explosifs», n’a pu que lire les accusations portées contre eux dans le dossier. Cette scène s’est reproduite vendredi. La situation est étrange, mais juridiquement pas illégale. Dès lors que le président Steinmann a décidé, mardi, de ne pas suspendre le procès, celui-ci doit aller à son terme, quelle que soit l’attitude des prévenus et de leurs défenseurs. Les 138 prévenus sont accusés d’avoir approvisionné en armes le Groupe islamique armé (GIA) ou participé à la logistique du principal mouvement clandestin algérien. Le réseau, qui porte le nom de quatre frères, prévenus, avait été démantelé en 1994 et 1995 dans toute la France. (AFP)
Sans avocats ou presque, avec une poignée de prévenus, le procès de 138 islamistes présumés du réseau Chalabi a tourné au procès-fantôme vendredi, à Fleury-Mérogis, au sud de Paris. La quatrième audience n’a duré qu’une heure, consacrée à la lecture par le président Bruno Steinmann des faits reprochés à trois personnes, qui ne se sont pas défendues, pour la raison qu’elles n’étaient pas dans le box, ayant refusé de venir. Poursuivis pour soutien présumé aux islamistes algériens, seuls trois prévenus détenus (sur 27) et quelques dizaines de prévenus libres étaient présents, disséminés par petits groupes, dont certains hésitaient entre le rire et les bâillements. La plupart des avocats de la défense prônent le boycott du procès et son renvoi. Ils ont quitté dès son jour d’ouverture, mardi, ce...