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Actualités - Chronologie

Après la scission de l'UNITA, Savimbi de plus en plus isolé

Jonas Savimbi, chef historique de l’UNITA l’ex-rébellion armée angolaise, accusé d’entraves au processus de paix et soumis à des sanctions internationales, semble de plus en plus isolé après la défection de hauts responsables du mouvement qui l’ont désavoué, annonçant la création d’une UNITA «démocratique». Après cette scission, présentée comme une opposition entre «pacifistes» et «bellicistes» au sein du parti, Jonas Savimbi, qui mène la guerre civile depuis vingt ans dans le maquis angolais, apparaît désormais comme «l’homme à abattre». Jeudi, la presse officielle angolaise a donné le ton en présentant les dissidents comme «la nouvelle direction de l’UNITA» tandis que Jonas Savimbi est qualité de «hors-la-loi», «terroriste international». Le MPLA (ex-parti unique, au pouvoir depuis l’indépendance) a d’ores et déjà annoncé qu’il reconnaissait les dissidents comme «seuls interlocuteurs valables». Il a demandé au gouvernement et à la communauté internationale «de reconnaître la nouvelle attitude de l’UNITA comme l’expression d’un interlocuteur sérieux pour la conclusion du processus de paix». «Nous avons désormais une UNITA démocratique et une UNITA rebelle», a déclaré à la radio nationale Ndongala Garcia, président du Parti du peuple (PP). «Savimbi est aujourd’hui un leader rebelle et tous, gouvernements, politiques, population, communauté internationale, nous devons trouver les moyens de liquider la rébellion», a-t-il ajouté. «C’est une orchestration du pouvoir, qui veut nous diviser», a réagi le «général» Horacio Junjuvili, délégué de l’UNITA auprès de la Commission conjointe chargée de l’application du processus de paix. «Ils veulent nous déclarer hors-la-loi, mais le processus de paix ne peut pas être poursuivi avec des dissidents d’un parti illégal», a-t-il affirmé, se déclarant convaincu que «la communauté internationale ne les reconnaîtra pas». De l’avis des observateurs, le gouvernement devrait prochainement annoncer la réintégration au sein du gouvernement et du Parlement des membres de l’UNITA qui se prononceront en faveur de «la nouvelle direction». Lundi, les 11 ministres et vice-ministres de l’UNITA ainsi que ses 70 députés avaient été suspendus en raison de «violations flagrantes» du protocole de paix de Lusaka (20 novembre 1994). «Le gouvernement joue sur du velours, a estimé jeudi un diplomate. Il va pouvoir satisfaire la troïka (Etats-Unis, Portugal, Russie, pays chargés de l’observation de l’application du protocole de Lusaka) en réintégrant les «pacifistes» de l’UNITA». «Pour les autres, il aura désormais toute latitude pour les combattre, quitte à demander l’aide des pays de la sous-région», a-t-il ajouté. Mercredi, cinq hauts responsables de l’UNITA se sont présentés devant la presse pour annoncer leur défection. Il s’agit de Eugenio Manuvakola, ancien secrétaire-général du mouvement et à ce titre signataire des accords de Lusaka, Jorge Valentim, ex-ministre de l’Hôtellerie et du Tourisme et ancien représentant de l’UNITA aux Nations Unies, ainsi que de trois vice-ministres (défense, réinsertion et assistance sociale, intérieur) tous suspendus depuis lundi. (AFP)
Jonas Savimbi, chef historique de l’UNITA l’ex-rébellion armée angolaise, accusé d’entraves au processus de paix et soumis à des sanctions internationales, semble de plus en plus isolé après la défection de hauts responsables du mouvement qui l’ont désavoué, annonçant la création d’une UNITA «démocratique». Après cette scission, présentée comme une opposition entre «pacifistes» et «bellicistes» au sein du parti, Jonas Savimbi, qui mène la guerre civile depuis vingt ans dans le maquis angolais, apparaît désormais comme «l’homme à abattre». Jeudi, la presse officielle angolaise a donné le ton en présentant les dissidents comme «la nouvelle direction de l’UNITA» tandis que Jonas Savimbi est qualité de «hors-la-loi», «terroriste international». Le MPLA (ex-parti unique, au pouvoir depuis...