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Actualités - Chronologie

La popularité du président US risque de pâtir de la situation boursière

La chute brutale des bourses américaines pourrait, à terme, coûter cher à la popularité du président Bill Clinton, déjà malmené par l’affaire Monica Lewinsky. La cote de popularité du président démocrate demeure pour le moment élevée et se maintient depuis plusieurs mois à plus de 60%, selon différents sondages. La bonne tenue de l’économie américaine est une des explications avancées pour justifier ce maintien de popularité. Selon un récent sondage USA Today-CNN, les Américains sont globalement satisfaits de l’état actuel du pays, 63% se déclarant contents contre 34% de mécontents. «Le président bénéficie largement de la bonne santé de l’économie américaine», estime Allan Lichtman, politologue à l’American University de Washington. Si la chute de l’indice boursier du Dow Jones est une simple correction, cela n’aura aucun effet sur la popularité du président, selon M. Lichtman. «Mais s’il s’agit du début d’une récession, cela nuira énormément aux chances des démocrates de remporter les élections présidentielles de l’an 2000», ajoute-t-il. «Il est bien trop tôt pour établir un lien entre le soutien au président et les circonstances économiques ou même ce que nous voyons se produire à Wall Street», a affirmé pour sa part le leader de la minorité démocrate au Sénat Tom Daschle. Trop tôt «Bien sûr, nous avons beaucoup à faire en ce moment pour raffermir la confiance» économique, mais la principale inquiétude pour les marchés provient de la mauvaise tenue de l’économie de nos partenaires commerciaux, a affirmé M. Daschle à la chaîne de télévision CNN. «Il est trop tôt pour savoir si cela (la chute boursière) aura un effet sur la popularité du président», ajoute Stephen Hess, politologue à l’institut Brookings. Mais la montée en puissance de l’affaire Monica Lewinsky, l’ex-stagiaire à la Maison-Blanche avec laquelle M. Clinton a récemment admis avoir entretenu une liaison, pourrait lui porter un coup sévère si de nouvelles révélations venaient à voir le jour, souligne-t-il. Le procureur indépendant Kenneth Starr prépare un rapport sur le président qu’il pourrait prochainement transmettre au Congrès, seul habilité à décider d’une éventuelle procédure en destitution. Le leader du Sénat, Trent Lott, a affirmé que le scandale Lewinsky avait porté un coup sévère à la crédibilité du président et limitait d’autant les perspectives de collaboration entre le Congrès, à majorité républicaine, et la Maison-Blanche. Historiquement, la tenue de l’économie a joué un rôle important dans la popularité présidentielle. Le républicain George Bush, qui bénéficiait d’une cote de popularité de 89% au sortir de la guerre du Golfe en 1991, ne recueillait le soutien que de 29% des Américains à l’été 1992 en raison d’une récession économique. M. Bush avait été battu à l’élection en novembre par M. Clinton. Et selon nombre d’analystes, une des raisons de la perte de popularité du président républicain Richard Nixon n’était pas tant le scandale de Watergate, mais la mauvaise tenue de l’économie américaine. Lors de sa démission en août 1974, sa popularité n’était plus que de 24%. (AFP)
La chute brutale des bourses américaines pourrait, à terme, coûter cher à la popularité du président Bill Clinton, déjà malmené par l’affaire Monica Lewinsky. La cote de popularité du président démocrate demeure pour le moment élevée et se maintient depuis plusieurs mois à plus de 60%, selon différents sondages. La bonne tenue de l’économie américaine est une des explications avancées pour justifier ce maintien de popularité. Selon un récent sondage USA Today-CNN, les Américains sont globalement satisfaits de l’état actuel du pays, 63% se déclarant contents contre 34% de mécontents. «Le président bénéficie largement de la bonne santé de l’économie américaine», estime Allan Lichtman, politologue à l’American University de Washington. Si la chute de l’indice boursier du Dow Jones est une simple...