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Actualités - Chronologie

Football Lemerre craint l'effet coupe du monde (photo)

Roger Lemerre craint que l’effet Coupe du monde ne se révèle un peu pervers lors du premier match officiel des champions du monde français samedi face à l’Islande à Reykjavik. «Le fait d’avoir été championne du monde ne donne pas à l’équipe de France des droits mais des devoirs», a-t-il déclaré mercredi à Clairefontaine. Le nouveau sélectionneur des Bleus, qui avait étrenné ses galons de remplaçant d’Aimé Jacquet en match amical contre l’Autriche (2-2) le mois dernier, espère que l’enjeu — trois points importants en vue de la qualification pour l’Euro 2000 — suffiront à motiver des troupes très sollicitées par leur nouveau statut depuis la victoire du Mondial. «Je suis heureux d’avoir retrouvé des gens simples, sans états d’âme. La remise au travail s’est faite sans difficulté, d’autant que nous n’avions pas d’ennui au niveau de l’infirmerie», a souligné le sélectionneur, qui s’est félicité de l’excellent niveau de la préparation suivie par ses joueurs au sein de leur club. Seul Emmanuel Petit, l’auteur du dernier but du Mondial, manque à l’appel en raison d’une opération des sinus. Pour Roger Lemerre, la seule perspective de pouvoir être au rendez-vous de l’Euro 2000 en Belgique et aux Pays-Bas devrait suffire à redonner aux Bleus du cœur à l’ouvrage. «L’Euro 2000 n’a pas le prestige de la Coupe du monde, mais on connaît la valeur du football européen. Du point de vue tactique et technique, la compétition est sans doute de plus haut niveau que la Coupe du monde», assène-t-il. «Chaque joueur doit se donner des défis. Ils ont un titre en poche, mais ils ne sont pas en fin de carrière», ajoute-t-il, avec un hommage à Laurent Blanc, qui a annoncé la poursuite de sa carrière internationale. «Ils n’ont pas lâché contre l’Autriche. Ils savent rester humbles, mais j’aimerais être dans leur tête pour leur donner la motivation». Un autre argument qui, il l’espère, permettra de mobiliser les siens est la difficulté de ce match contre une équipe islandaise méconnue mais coriace. «L’équipe de Michel Platini l’avait emporté difficilement 2-1 contre l’Islande. On sait qu’on va avoir affaire à un bloc de 18 joueurs qui ne va rien laisser passer. Il faudra des arguments techniques pour faire la différence», dit-il. Mais dans un groupe un peu obscur, où les Français craindront surtout Russes et Ukrainiens, Andorre et Arménie paraissant très faibles, Roger Lemerre craint aussi un peu l’excès de confiance. «Le contexte va être très différent de celui de la Coupe du monde, où il y avait 60.000 personnes dans le stade. Là, le terrain, les encouragements ne seront pas les mêmes». De fait, l’objectif des champions du monde à Reykjavik est simple: «gagner». «Un match nul serait un mauvais résultat. Les Islandais jouent en Suède, en Angleterre et en Hollande, un nul ne serait pas désobligeant, mais dans la course aux points, ce serait très gênant. Ce ne serait pas une bonne chose. On entamerait notre capital», résume-t-il. (Reuters)
Roger Lemerre craint que l’effet Coupe du monde ne se révèle un peu pervers lors du premier match officiel des champions du monde français samedi face à l’Islande à Reykjavik. «Le fait d’avoir été championne du monde ne donne pas à l’équipe de France des droits mais des devoirs», a-t-il déclaré mercredi à Clairefontaine. Le nouveau sélectionneur des Bleus, qui avait étrenné ses galons de remplaçant d’Aimé Jacquet en match amical contre l’Autriche (2-2) le mois dernier, espère que l’enjeu — trois points importants en vue de la qualification pour l’Euro 2000 — suffiront à motiver des troupes très sollicitées par leur nouveau statut depuis la victoire du Mondial. «Je suis heureux d’avoir retrouvé des gens simples, sans états d’âme. La remise au travail s’est faite sans difficulté,...