Le CSP Limoges doit confirmer cette année le redressement opéré dans la deuxième partie de la saison dernière sous la houlette de Jacques Monclar, après avoir connu en 1997 le pire automne de son histoire. Monclar, passé de Pau-Orthez à Limoges pour remplacer Michel Gomez début 1998, reste aux commandes avec un effectif sensiblement modifié. L’Espagnol José Montero et l’Américain Grant Gondrezick ont changé d’air, alors que le pivot Willie Redden a raccroché ses baskets à près de 40 ans. Quant au capitaine Hugues Occansey, son départ est de plus en plus probable, le joueur n’étant pas parti mercredi avec ses coéquipiers au tournoi d’Istanbul. A cette exception près, les cadres sont restés, en particulier l’excellent meneur américain Jerome Allen, le grand espoir français Frédéric Weis (2,17m) et le shooteur bosniaque Nenad Markovic, qui jouera désormais comme «communautaire» grâce à l’obtention d’un passeport espagnol. L’effectif est renforcé par l’ailier Jean-Philippe Méthélie, le shooteur le plus sûr du championnat à trois points l’année dernière avec Cholet, l’intérieur David Frigout (Evreux), l’espoir espagnol Oscar Yebra (Leon), et l’arrière américain Donnie Boyce, ancien des Hawks d’Atlanta, second étranger non communautaire. «Gagner quelque chose» Après l’embellie de l’hiver et du printemps 98, qui avait permis au CSP de décrocher une place inespérée de finaliste du championnat de France, il s’agira cette année de «gagner quelque chose», selon le souhait de Monclar, et de décrocher une qualification pour l’Euroligue, condition sine qua non, notamment sur le plan financier, pour que le club le plus prestigieux de France retrouve son lustre. Dans cette optique, Limoges se faciliterait la tâche en réussissant un bon parcours en Coupe Saporta, l’ex-Eurocoupe, puisqu’une qualification pour les demi-finales permettrait à la France de récupérer une des deux places perdues la saison dernière par Pau-Orthez et... Limoges, derniers de leurs poules. Selon Monclar, le moral de vainqueurs retrouvé en fin de saison dernière habite toujours les Limougeauds. «L’envie existe autant chez les joueurs que chez les dirigeants et le public. A nous maintenant de gagner les matches». Les choses sérieuses commenceront le 5 septembre avec un premier déplacement en championnat à Montpellier. Pau-Orthez rêve du Final Four Après une étrange saison commencée médiocrement par un échec en Euroligue et conclue brillamment par un cinquième titre de champion de France, Pau-Orthez rêve de franchir un palier dans la hiérarchie européenne en accédant pour la première fois au Final Four. «Nous devons atteindre les huitièmes de finale de l’Euroligue au minimum. Les quarts seraient raisonnables, mais le but serait bien sûr de participer au Final Four. Ce n’est pas impossible», a annoncé le président Pierre Seillant, qui sait que ses protégés ont fait une bien meilleure pioche que l’année dernière en tirant Fenerbahce (Turquie), Kaunas (Lituanie), Saratov (Russie), Vitoria (Espagne) et Varese (Italie). Su le plan national, le patron du club a déjà pris soin de remonter ses troupes. «Nous ne jouerons pas pour conserver notre titre, mais pour le reconquérir. Je sais qu’il est difficile de confirmer», a-t-il prévenu. Pourtant, tenus par l’indispensable modération budgétaire, les dirigeants n’ont pas fait un recrutement spectaculaire. Pour remplacer Mous Sonko, parti pour Villeurbanne sans avoir fait oublier Antoine Rigaudeau, et Fabien Dubos (Cholet), auteur d’une petite saison, les Palois ont de nouveau fait fonctionner la filière du Mans, seule équipe qui avait réussi à les battre pendant les play-off du championnat de France, d’où était déjà issu l’intérieur Dwayne Scholten. Quel Américain? Avec l’arrière espagnol Juan Aisa et l’intérieur italo-américain Josh Grant (33 ans), l’Elan béarnais s’est doté de valeurs sûres, mais pas de vedettes, pour venir épauler les inamovibles frères Gadou, Thierry et Didier, le guerrier Laurent Foirest, le meneur de poche Frédéric Fauthoux et l’expérimenté pivot Ronnie Smith. Reste à engager un Américain au poste d’arrière-meneur, dont pourrait dépendre une bonne part de l’efficacité de l’équipe. L’idéal serait de retrouver un scoreur du style de Marcus Brown, l’homme qui avait largement contribué à l’embellie du printemps dernier avant d’être éliminé par une grave blessure. L’essai d’Herman Alston n’ayant pas été concluant, c’est pour le moment le globe-trotter Ryan Lorthridge, ancien des Golden State Warriors (NBA) mis à l’essai avec l’équipe au tournoi de Cordoba (Argentine), qui est pressenti. «Au niveau des jambes, c’est le joueur qu’il nous faut. Il a un très beau premier pas, mais c’est un joueur à risques, un acrobate», explique l’entraîneur Claude Bergeaud. De quoi enchanter le bouillant public béarnais. (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le CSP Limoges doit confirmer cette année le redressement opéré dans la deuxième partie de la saison dernière sous la houlette de Jacques Monclar, après avoir connu en 1997 le pire automne de son histoire. Monclar, passé de Pau-Orthez à Limoges pour remplacer Michel Gomez début 1998, reste aux commandes avec un effectif sensiblement modifié. L’Espagnol José Montero et l’Américain Grant Gondrezick ont changé d’air, alors que le pivot Willie Redden a raccroché ses baskets à près de 40 ans. Quant au capitaine Hugues Occansey, son départ est de plus en plus probable, le joueur n’étant pas parti mercredi avec ses coéquipiers au tournoi d’Istanbul. A cette exception près, les cadres sont restés, en particulier l’excellent meneur américain Jerome Allen, le grand espoir français Frédéric Weis (2,17m) et le...