Sport nordique et hivernal, le patin à glace a fait son apparition cet été en Egypte alors que le pays ahane sous une vague de chaleur inhabituelle. «Les Egyptiens ignorent tout du patin à glace, nous avons rapporté l’idée du Canada», explique Sameh Morsy, gérant d’une des trois patinoires ouvertes dans le pays depuis le début de l’année. Jusqu’alors, seule une piste de cire permettait de s’initier au patin à Maadi (banlieue sud du Caire). La nouvelle patinoire de Maadi occupe 310 m2 dans le complexe ludique Maadi Family Land, propriété du groupe égyptien Middle East for Touristic Investment. Ouverte en janvier, elle accueille maintenant plus d’une centaine de personnes par jour selon ses responsables et ce succès a poussé le groupe à en installer une deuxième en juillet à Marina, station balnéaire près d’Alexandrie sur la Méditerranée. Une troisième, mesurant 520 m2, fonctionne depuis janvier dans la ville du Six Octobre (nord-ouest du Caire), gérée par un autre groupe privé, Magic Ice Skate Rings. Selon M. Osmane al-Nihar, directeur administratif, «les Egyptiens aiment ce sport et la demande est forte». Jusqu’à 600 clients peuvent s’y presser certains jours, assure-t-il. C’est seulement depuis le début de l’été que le public a réellement trouvé le chemin de la glace, par le bouche à oreille, en l’absence totale de publicité. Désertes le matin, les patinoires s’animent le soir, entre 21h et minuit et le vendredi, selon deux étudiantes polonaises employées durant l’été comme monitrices à la patinoire de Maadi. «Le plus étonnant, c’est la patinoire de Marina qui est au bord de la mer sous une tente», affirme Magda, l’une des monitrices, habituée des sports de glace qui a choisi ce job d’été amusée par l’idée «très surprenante» d’une patinoire en Egypte. Des soirées onéreuses Le public essentiellement composé d’adolescents aisés, est attiré par le goût de la nouveauté et des loisirs «à l’occidentale». Organisées comme de petits stades, les patinoires permettent aux familles d’observer les prouesses de leurs enfants tout en bavardant, ou même de regarder un film retransmis sur écran géant. Des copains venus en bande affirment être des habitués depuis leur première visite il y a deux mois. «Nous venons à 5 ou 6 chaque semaine, nous patinons parfois. L’ambiance est très sympa», assurent Amr, Moustafa et Mohammed, 16 ans. «La majorité des clients ont entre 14 et 17 ans», affirme Magda. «Certains, surtout les plus jeunes, parviennent déjà à se lancer dans des figures parfois compliquées». Cependant «l’heure de patinage, entre 15 et 25 EGP (Environ 3 à 9 USD), coûte assez cher et beaucoup viennent seulement regarder», ajoute-t-elle. Le salaire de l’Egyptien moyen est inférieur à cent dollars par mois. Un petit garçon au visage rougi par le froid s’exclame sous le regard attendri de sa mère: «C’est amusant, mais difficile. Je préfère venir avec ma famille pour qu’elle me soutienne!». D’autres comme Saif, 17 ans, ont entendu parler de la patinoire par des amis. Venu pour la première fois, il est enthousiaste: «C’est super», dit-il, même s’il estime que «la soirée est assez onéreuse». Des professeurs canadiens viennent initier les Egyptiens, à raison de 500 EGP (150 USD) pour une session de trois mois à Maadi tandis qu’à la patinoire du Six Octobre des professeurs locaux assurent des cours toute l’année. (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Sport nordique et hivernal, le patin à glace a fait son apparition cet été en Egypte alors que le pays ahane sous une vague de chaleur inhabituelle. «Les Egyptiens ignorent tout du patin à glace, nous avons rapporté l’idée du Canada», explique Sameh Morsy, gérant d’une des trois patinoires ouvertes dans le pays depuis le début de l’année. Jusqu’alors, seule une piste de cire permettait de s’initier au patin à Maadi (banlieue sud du Caire). La nouvelle patinoire de Maadi occupe 310 m2 dans le complexe ludique Maadi Family Land, propriété du groupe égyptien Middle East for Touristic Investment. Ouverte en janvier, elle accueille maintenant plus d’une centaine de personnes par jour selon ses responsables et ce succès a poussé le groupe à en installer une deuxième en juillet à Marina, station balnéaire près...