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Actualités - Chronologie

Israël se prépare à faire échec à des attentats d'extrême-droite (photo)

Les autorités israéliennes s’organisaient dimanche pour tenter de faire échec à une éventuelle vague d’attentats d’ultra-nationalistes juifs notamment contre la mosquée d’al-Aqsa dans la vieille ville de Jérusalem. Des mesures de sécurité ont été renforcées autour de ce troisième lieu saint de l’islam après La Mecque et Médine à la suite d’informations recueillies par le service de sécurité intérieure (le Shin Beth) selon lesquelles des extrémistes de droite pourraient s’en prendre à la mosquée, a indiqué la radio militaire. Le dispositif de protection rapprochée autour du premier ministre Benjamin Netanyahu, du ministre de la Défense Yitzhak Mordehaï et du président Ezer Weizman a également été renforcé de crainte d’une tentative d’assassinat. Des ultras nationalistes religieux pourraient passer à l’action afin de venger le meurtre d’un rabbin-colon il y a dix jours à Hébron en Cisjordanie et empêcher toute possibilité de retrait militaire israélien en Cisjordanie, a ajouté la radio en citant des responsables du Shin Beth. Les menaces ont été suffisamment prises au sérieux pour que la commission interministérielle chargée de Jérusalem, présidée par le premier ministre Benjamin Netanyahu, soit convoquée dimanche après-midi. Au cours de cette réunion, le chef du Shin Beth, Ami Ayalon , ainsi que les hauts responsables de la police devaient présenter les mesures de protection prises ou celles qui devraient l’être autour de l’Esplanade des Mosquées et des dirigeants du pays. M. Mordehaï a confirmé que «la police et les services de sécurité ont mené des opérations pour faire face à ce genre de possibilités» (d’attentats) contre la mosquée al-Aqsa. M. Mordehaï n’a pas donné de précision sur ces «opérations». Selon la radio militiaire, il faisait allusion à des récentes arrestations dans les milieux ultras. Avertissement palestinien «Un attentat sur l’Esplanade des Mosquées, commis par une poignée de fanatiques, provoquerait un bain de sang et une explosion de colère dans tout le Moyen-Orient», a pour sa part déclaré un haut responsable de la police qui a requis l’anonymat. L’Autorité palestinienne a averti la semaine dernière qu’elle tiendrait Israël pour responsable pour tout attentat anti-palestinien ou qui viserait des lieux saints de l’islam. «De tels attentats provoqueraient une explosion incontrôlable» dans toute la région, a prévenu l’Autorité. Au début des années 80, un groupe clandestin de colons d’extrême-droite, qui avait commis des attentats anti-palestiniens, avait été démantelé par le Shin Beth alors que certains de ses membres préparaient un attentat à l’explosif contre l’Esplanade des Mosquées afin de reconstruire le Troisième Temple juif détruit en l’an 70 par les Romains. «Le plus grave danger provient de l’acte d’un individu isolé qui ne serait pas fiché par le Shin Beth», a ajouté le responsable de la police. Interrogé sur les menaces de mort lancées la semaine dernière à son encontre par des activistes d’extrême-droite, M. Mordehaï a affirmé qu’il n’avait pas peur. «Je dors bien la nuit, et je ne changerai pas de politique ni mes habitudes de vie», a-t-il affirmé. «Je ne porte de gilet pare-balles que dans les endroits que je visite où les soldats en sont eux-mêmes équipés», a-t-il précisé. La semaine dernière, des extrémistes de droite avaient organisé une «garde» autour du domicile privé de M. Mordehaï dans la banlieue de Jérusalem. M. Uri Elitzur, un proche collaborateur de M. Netanyahu, a pour sa part affirmé que «les menaces de mort contre le premier ministre proviennent aussi de la gauche». «Nous recevons régulièrement des lettres de menaces d’assassinat provenant d’activistes de gauche», a affirmé à la radio M. Elitzur. (AFP)
Les autorités israéliennes s’organisaient dimanche pour tenter de faire échec à une éventuelle vague d’attentats d’ultra-nationalistes juifs notamment contre la mosquée d’al-Aqsa dans la vieille ville de Jérusalem. Des mesures de sécurité ont été renforcées autour de ce troisième lieu saint de l’islam après La Mecque et Médine à la suite d’informations recueillies par le service de sécurité intérieure (le Shin Beth) selon lesquelles des extrémistes de droite pourraient s’en prendre à la mosquée, a indiqué la radio militaire. Le dispositif de protection rapprochée autour du premier ministre Benjamin Netanyahu, du ministre de la Défense Yitzhak Mordehaï et du président Ezer Weizman a également été renforcé de crainte d’une tentative d’assassinat. Des ultras nationalistes religieux...