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Actualités - Chronologie

Cyclisme Mondial sur piste La France championne

Les vendanges se sont poursuivies pour la France dans les Championnats du monde sur piste, jeudi, au vélodrome de Bordeaux, avec le titre de la vitesse par équipes. Un trio en or, venu de tous les horizons, a dominé le tournoi sans laisser planer le moindre suspense. Vincent Le Quellec, le Breton de Trebeurden, Florian Rousseau, l’Orléanais de Patay, et Arnaud Tournant, le Nordiste de Roubaix, tous regroupés dans le centre parisien de haut niveau à l’INSEP, ont conservé leur titre acquis l’an passé dans la lointaine Australie en signant une performance de très haut niveau. Si aucun record du monde n’est homologué dans cette épreuve, la distance (trois tours) variant en fonction de la longueur des pistes, le trio a pulvérisé les meilleures performances établies sur une distance comparable (750 m). Vincent Le Quellec, meilleur démarreur du tournoi, a lancé ses deux coéquipiers sur les bases les plus hautes, Florian Rousseau et Arnaud Tournant ont achevé ensuite cet impressionnant travail. «C’est une équipe de rêve dans une épreuve pareille», a souligné leur entraîneur Gérard Quintyn, au comble de la joie après ce succès collectif. «Tous les sprinteurs ont envie de rentrer dans cette équipe. Ils savent que c’est presque l’assurance d’une médaille d’or, sauf incident toujours possible». La richesse du sprint français est telle que l’équipe nationale s’est passée de Laurent Gané, un des plus forts démarreurs du monde. Pour déterminer le coureur du départ, les entraîneurs nationaux ont procédé à un barrage à l’occasion des championnats de France et Gané n’a été devancé par Le Quellec que de... 6 centièmes de seconde. Un festin princier A chaque tour du tournoi, les trois Français ont amélioré l’officieuse meilleure performance mondiale. Pour finir par réaliser le temps exceptionnel de 44 sec 338, en finale, face à l’Australie. Le Quellec, explosif, a donné l’avantage pour 2 dixièmes de seconde, Rousseau, impérial, s’est écarté après son tour de piste avec une avance de 6 dixièmes de seconde et Tournant, déchaîné, a relégué son dernier adversaire à... 1 sec 12. Pour Le Quellec, engagé seulement dans la vitesse par équipes, cette médaille d’or a une saveur unique. Pour Tournant, elle s’est ajoutée à celle gagnée la veille dans le kilomètre. Pour Rousseau, elle ressemble fort à une mise en bouche dans le festin princier que se préparent les Français, auteurs d’un incroyable sans-faute en deux jours (trois sur trois) et partis pour égaler le score de Perth (six médailles d’or), voire faire mieux encore. Car Félicia Ballanger, dominatrice, s’est qualifiée pour les demi-finales du tournoi de vitesse dames, aux dépens de l’autre représentante française, la Lorraine Magali Humbert-Faure, et les poursuiteurs se sont surpassés dans le tournoi par équipes. Philippe Ermenault, Christophe Capelle, Jérôme Neuville et Franck Perque ont amélioré de plus d’une seconde et demie le record de France de la discipline qui datait des Championnats du monde de 1996, à Manchester (Grande-Bretagne), où l’équipe nationale avait décroché la médaille d’argent. Vendredi, les protégés de Jacky Mourioux visent la finale dans ce tournoi qui, chronométriquement et à matériel égal, est probablement le plus relevé de l’histoire. Mais, pour ramener l’or, il leur faudra sans doute battre une excellente équipe d’Ukraine, qui a été créditée d’un temps tout proche, à un dixième de seconde seulement. Le chaud public bordelais donnera à coup sûr de la voix! Déclarations l Vincent Le Quellec (Fra), 1er de la vitesse par équipes: «J’ai fait mon meilleur départ, le matin, en qualifications. J’avais la pression. Ensuite, nous avons été plus sereins. J’aimerais bien maintenant que cette équipe soit confirmée pour l’an prochain. Depuis que j’y suis, je ne pense pas avoir jamais démérité puisque nous avons gagné à chaque fois. Cette année, j’ai passé un stade. Cofidis m’a fait confiance et j’ai eu les meilleurs résultats de ma carrière». l Florian Rousseau (Fra), 1er de la vitesse par équipes: «Depuis l’an dernier, nous n’avions pas couru ensemble même si nous nous entraînons ensemble toute l’année à l’INSEP. D’ailleurs, on ne prépare pas une épreuve de vitesse par équipes. Individuellement, il faut être très fort. Pour ma part, je suis en forme avant l’épreuve de vitesse. Mais le niveau est très relevé. Fiedler, par exemple, n’a pas couru par équipes pour se réserver. J’ai fait le choix inverse car c’est une épreuve qui me plaît». l Arnaud Tournant (Fra), 1er de la vitesse par équipes: «J’avais l’espoir de réaliser le doublé après le titre du kilomètre. J’espère que ce sera la même équipe qui ira jusqu’aux JO de Sydney. Nous avons une très grande chance de médaille. Entre nous, il y a une rivalité dans un tournoi individuel mais, par équipes, nous nous entendons très bien». l Gérard Quintyn (entraîneur de l’équipe française): «C’est une équipe de rêve. Tous ont fait leur travail. Ils méritent qu’on leur fasse entièrement confiance».
Les vendanges se sont poursuivies pour la France dans les Championnats du monde sur piste, jeudi, au vélodrome de Bordeaux, avec le titre de la vitesse par équipes. Un trio en or, venu de tous les horizons, a dominé le tournoi sans laisser planer le moindre suspense. Vincent Le Quellec, le Breton de Trebeurden, Florian Rousseau, l’Orléanais de Patay, et Arnaud Tournant, le Nordiste de Roubaix, tous regroupés dans le centre parisien de haut niveau à l’INSEP, ont conservé leur titre acquis l’an passé dans la lointaine Australie en signant une performance de très haut niveau. Si aucun record du monde n’est homologué dans cette épreuve, la distance (trois tours) variant en fonction de la longueur des pistes, le trio a pulvérisé les meilleures performances établies sur une distance comparable (750 m). Vincent Le...