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Actualités - Chronologie

Le propriétaire de l'usine Al-Chifaa promet de la reconstruire

Le propriétaire soudanais de l’usine al-Chifaa, détruite il y a une semaine par un bombardement américain, a affirmé qu’il allait la reconstruire le plus vite possible mais a demandé l’arrêt d’une campagne publique de collecte de fonds qui avait débuté à cette fin. Dans un communiqué publié à Khartoum, l’homme d’affaires Salah Idriss, qui s’exprimait pour la première fois publiquement, promet de reconstruire l’usine «le plus tôt possible pour qu’elle reprenne sa place au service du peuple soudanais». M. Idriss assure être certain que l’usine, totalement détruite dans le bombardement qui a fait un mort et sept blessés, ne disposait d’«aucune ressource technique permettant de produire de quelconques armes chimiques» et réclame, à l’instar du gouvernement soudanais, l’envoi d’une commission d’enquête «internationale». Il affirme être «l’unique propriétaire» de l’usine, expliquant qu’il l’avait achetée le 29 mars dernier pour «la rattacher aux investissements qui m’appartiennent en propre ainsi qu’aux membres de ma famille». Il explique qu’en raison de ses «engagements croissants» au Soudan, il a démissionné de la National Commercial Bank d’Arabie Séoudite en février afin de consacrer «tout son temps à la gestion de ces investissements». Exprimant ses condoléances au personnel de l’usine, M. Idriss l’assure de «la poursuite de (son) engagement moral et financier». Il ajoute que sa compagnie travaillera en coordination avec les entreprises locales et les importateurs pour parer à la pénurie de médicaments résultant de la destruction de l’usine, qui, selon lui, fournissait 50% de la consommation soudanaise. Pour lui, il s’agit d’«une responsabilité humanitaire». Parallèlement, M. Idriss marque son désaccord vis-à-vis d’une campagne de collecte de fonds pour reconstruire l’usine et à laquelle ont répondu depuis quelques jours de nombreuses compagnies, institutions gouvernementales ou individus. «Nous les remercions pour ces marques de sympathie mais je leur demande honnêtement de cesser la campagne de collecte de fonds», selon son communiqué. La reconstruction «doit être traitée dans un cadre différent, avec des principes professionnels et des règles à observer (…). Après tout, tout investissement relève de facteurs liés aux profits et aux pertes», explique-t-il. (AFP)
Le propriétaire soudanais de l’usine al-Chifaa, détruite il y a une semaine par un bombardement américain, a affirmé qu’il allait la reconstruire le plus vite possible mais a demandé l’arrêt d’une campagne publique de collecte de fonds qui avait débuté à cette fin. Dans un communiqué publié à Khartoum, l’homme d’affaires Salah Idriss, qui s’exprimait pour la première fois publiquement, promet de reconstruire l’usine «le plus tôt possible pour qu’elle reprenne sa place au service du peuple soudanais». M. Idriss assure être certain que l’usine, totalement détruite dans le bombardement qui a fait un mort et sept blessés, ne disposait d’«aucune ressource technique permettant de produire de quelconques armes chimiques» et réclame, à l’instar du gouvernement soudanais, l’envoi d’une commission...