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Actualités - Chronologie

Londres ne veut plus être un havre pour les extrémistes islamistes

Tony Blair apparaît déterminé à élargir au Proche-Orient son offensive antiterroriste contre les adversaires du plan de paix en Ulster après l’attentat d’Omagh, s’affirmant un peu plus comme l’allié privilégié des Américains dans leur nouvelle croisade contre les extrémistes islamistes. Pressé depuis longtemps de cesser d’offrir un havre à des réfugiés prônant le «jihad» (la guerre sainte) ou la lutte armée contre des gouvernements du Proche-Orient et d’Afrique du Nord, Londres avait jusqu’ici justifié sa grande tolérance par une tradition de droit d’asile et de liberté d’expression. Mais aussi par l’absence de dispositions légales pour réprimer le verbe, aussi radical soit-il. Nombre de réfugiés égyptiens, séoudiens, soudanais, algériens, tunisiens, irakiens, iraniens, syriens et bahreïnis, pour ne citer qu’eux, en ont amplement profité pour multiplier les communiqués souvent belliqueux depuis le territoire britannique. La France et Israël ont également demandé à la Grande-Bretagne de livrer des individus soupçonnés d’attentats sur leurs sols. La bombe déposée par l’IRA-véritable à Omagh (28 morts et 220 blessés, le 15 août), mais aussi le double attentat anti-américain de Nairobi et Dar es-Salaam du début août, ont changé les données. Dans un même élan, le Parlement britannique s’apprête à voter la semaine prochaine une législation qui vise principalement les adversaires du plan de paix en Ulster, mais dont certaines applications rendent passibles de peines de prison les étrangers réfugiés au Royaume-Uni «ayant conspiré en vue d’un acte terroriste», et de détention à perpétuité ceux qui auront participé à des attentats. Isoler les terroristes «A la suite de récentes activités terroristes à l’étranger, c’est là une mesure adéquate et bienvenue qui souligne notre totale détermination en vue de faire échec au terrorisme», a commenté M. Blair. «Nous cherchons à isoler les terroristes qui se drapent dans le manteau de l’islam pour justifier un comportement lamentable, et en cela, nous bénéficions du soutien des musulmans modérés», a renchéri mercredi Jack Straw, le ministre de l’Intérieur. A l’automne, il rendra publiques des mesures restreignant le droit d’asile accordé à la majorité des quelque 2.000 ressortissants du Moyen-Orient qui frappent chaque année à la porte du Royaume-Uni. La Grande-Bretagne prétend par ailleurs empêcher les collectes de fonds destinés au terrorisme, alors même que les banques londoniennes sont régulièrement soupçonnées d’accueillir cet «argent sale». Une demi-douzaine d’organisations islamistes sont particulièrement dans le collimateur de la brigade antiterroriste de Scotland Yard. (AFP)
Tony Blair apparaît déterminé à élargir au Proche-Orient son offensive antiterroriste contre les adversaires du plan de paix en Ulster après l’attentat d’Omagh, s’affirmant un peu plus comme l’allié privilégié des Américains dans leur nouvelle croisade contre les extrémistes islamistes. Pressé depuis longtemps de cesser d’offrir un havre à des réfugiés prônant le «jihad» (la guerre sainte) ou la lutte armée contre des gouvernements du Proche-Orient et d’Afrique du Nord, Londres avait jusqu’ici justifié sa grande tolérance par une tradition de droit d’asile et de liberté d’expression. Mais aussi par l’absence de dispositions légales pour réprimer le verbe, aussi radical soit-il. Nombre de réfugiés égyptiens, séoudiens, soudanais, algériens, tunisiens, irakiens, iraniens, syriens et...