Ils ont de quatre semaines à plus de 80 ans, ils sont valides ou handicapés. Tous ont fui devant le cyclone Bonnie pour se réfugier dans les locaux de l’école secondaire Noble de Wilmington. «Nous sommes 171 dans cet abri», note la responsable Nancy Millen, une volontaire de la Croix-Rouge. Quelque 19.000 personnes étaient localisées dans des abris par les autorités de la région. Ils sont arrivés à l’école Noble les uns après les autres, mercredi, quittant une habitation peu solide ou une résidence en bord de mer, en attendant que le cyclone s’éloigne vers le nord. Richard Wikson s’était installé dans sa nouvelle maison «très près de l’océan», il y a trois semaines. Bonnie l’en a chassé provisoirement. «C’est une réception d’accueil», plaisante-t-il avec philosophie. Michelle Smith, elle, vit dans un mobile-home et sait bien que les ouragans «mettent toujours à mal» ces habitations légères. Dans l’école, ils couchent dans les couloirs, sur des lits prêtés par l’armée ou à même le sol sur des couvertures. Pas de douche possible: il faudrait traverser la cour pour aller dans la salle de gymnastique. «Nous essayons de leur donner trois repas par jour, mais c’est difficile», reconnaît Nancy Millen: l’électricité est coupée dans toute la zone. L’air conditionné ne fonctionne pas faute de courant et la chaleur dans les locaux dépasse les 30 degrés nuit et jour. «C’est un peu dur», note la responsable de la Croix-Rouge. D’autant que parmi les réfugiés figurent deux bébés, âgés de quatre semaines et cinq mois, des personnes âgées et des handicapés, dont un ayant besoin d’une assistance en oxygène. Une infirmière est présente en permanence dans l’école. Les règles sont strictes: «Pas d’armes, pas de cigarettes, pas d’animaux domestiques». Un agent de sécurité est chargé de veiller au respect de ces règles. La vie dans l’abri s’est donc organisée. Mais pour Andrew Selvidge, 17 ans, regarder la pluie tomber devient lassant: «J’en ai un peu marre d’être ici», avoue-t-il. (AFP)
Ils ont de quatre semaines à plus de 80 ans, ils sont valides ou handicapés. Tous ont fui devant le cyclone Bonnie pour se réfugier dans les locaux de l’école secondaire Noble de Wilmington. «Nous sommes 171 dans cet abri», note la responsable Nancy Millen, une volontaire de la Croix-Rouge. Quelque 19.000 personnes étaient localisées dans des abris par les autorités de la région. Ils sont arrivés à l’école Noble les uns après les autres, mercredi, quittant une habitation peu solide ou une résidence en bord de mer, en attendant que le cyclone s’éloigne vers le nord. Richard Wikson s’était installé dans sa nouvelle maison «très près de l’océan», il y a trois semaines. Bonnie l’en a chassé provisoirement. «C’est une réception d’accueil», plaisante-t-il avec philosophie. Michelle Smith, elle, vit...
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