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Actualités - Chronologie

Les grands partis français dans le collimateur de la justice

Tous les grands partis politiques français sont dans le collimateur de la justice pour des affaires politico-financières, plus ou moins liées au financement illégal de leurs partis. Dans l’opposition, au parti gaulliste RPR, l’ancien premier ministre Alain Juppé, ex-président de ce parti, a été inculpé vendredi pour «prise illégale d’intérêts et recel d’abus de confiance». Il est soupçonné dans une affaire d’emplois présumés fictifs à la mairie de Paris dont auraient bénéficié les permanents de son parti, financés sur le budget de la mairie dirigée à l’époque par l’actuel président Jacques Chirac. L’ancien ministre de la Coopération et ancien directeur de cabinet de M. Chirac à la mairie, Michel Roussin, a également été inculpé dans cette affaire. La directrice financière adjointe du RPR, Louise-Yvonne Casetta, ainsi que trois anciens trésoriers du RPR, Jacques Oudin, Jacques Boyon et Robert Galley, ont également été inculpés dans l’enquête sur le financement du RPR. Dans un autre type d’affaire, l’ancien ministre Alain Carignon avait été condamné pour corruption en 1996 à cinq ans de prison, dont un avec sursis, et incarcéré pendant 29 mois. Il avait notamment renfloué sur l’argent public une entreprise de presse, Dauphine News, qui avait appuyé sa campagne électorale. A l’UDF (droite centriste et libérale), l’ancien ministre de la Défense François Léotard, président de l’ex-Parti républicain (PR) et actuel président de l’UDF, et son plus proche collaborateur, Renaud Donnedieu de Vabres, ont été inculpés pour «blanchiment» de 5 millions de F (830.000 dollars) dans une affaire de financement obscur du PR via un établissement financier italien, le Fondo Sociale di Cooperazione Europea (FSCE). Un ancien trésorier du PR, Antoine de Menthon, a également été inculpé dans cette affaire. L’ancien ministre Gérard Longuet, également ancien président du PR, avait été inculpé en avril 1995 dans l’enquête sur le financement occulte du parti. Trois anciens ministres et anciens responsables du Centre des démocrates sociaux (CDS), devenu Force démocrate, une composante de l’UDF, ont été inculpés en 1997: Pierre Méhaignerie, Jacques Barrot et Bernard Bosson, de même que deux autres anciens responsables du parti, François Froment-Meurice et Robert Parenty, ex-trésorier. Dans la majorité, l’ancien président socialiste de l’Assemblée nationale Henri Emmanuelli a été condamné en 1996 à deux ans de privation de droits civiques et 18 mois de prison avec sursis pour «complicité de trafic d’influence» dans une affaire de financement illégal du Parti socialiste (PS) via un cabinet d’études, URBA, en qualité d’ancien trésorier du PS. Dans le volet marseillais de l’affaire, il a été condamné en 1997 à 18 mois de prison avec sursis. Enfin, le patron du Parti communiste (PCF) Robert Hue, et l’ex-trésorier du parti Pierre Sotura, ont été inculpés en 1996 pour «recel de trafic d’influence» dans une enquête sur le financement du PCF via les bureaux d’études Gifco. (AFP)
Tous les grands partis politiques français sont dans le collimateur de la justice pour des affaires politico-financières, plus ou moins liées au financement illégal de leurs partis. Dans l’opposition, au parti gaulliste RPR, l’ancien premier ministre Alain Juppé, ex-président de ce parti, a été inculpé vendredi pour «prise illégale d’intérêts et recel d’abus de confiance». Il est soupçonné dans une affaire d’emplois présumés fictifs à la mairie de Paris dont auraient bénéficié les permanents de son parti, financés sur le budget de la mairie dirigée à l’époque par l’actuel président Jacques Chirac. L’ancien ministre de la Coopération et ancien directeur de cabinet de M. Chirac à la mairie, Michel Roussin, a également été inculpé dans cette affaire. La directrice financière adjointe du...