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Actualités - Reportage

El Massaya : l'arak noble du Liban (photos)

Taanayel étend son vignoble dans la plaine de la Békaa à proximité d’un temple dédié par les Romains à Bacchus, dieu de la joie et du vin, en hommage à une terre considérée déjà comme un haut lieu de culture de la vigne et de célébration d’un breuvage divin. Tanaïl Property (T.P.), la maison d’Arak El Massaya, a voulu placer son produit sous les meilleurs cieux en s’installant à Taanayel. Un vaste domaine, des bâtiments flambant neufs et des caves recélant un nectar recherché. Et d’abord le vin El Massaya. Depuis l’inauguration de la cave à vin de T.P., — en présence de ses associés français, MM Dominique Hébrard, co-propriétaire de Château Cheval Blanc classé A Saint-Emilion Bordeaux et Hubert de Bovard de la Forest, co-propriétaire du Château Angélus classé B Saint-Emilion Bordeaux et de ses partenaires libanais Obegi Consumers et le groupe IDARAT — les connaisseurs attendent la mise sur le marché de ce vin prometteur: le vin rouge de Massaya est actuellement en cave de vieillissement à T.P. et sera commercialisé le 1er septembre 1998, simultanément en France et au Liban. Le concept qui a prévalu à son élaboration est: une production limitée pour un vin de qualité. Mais c’est avec l’arak que l’aventure d’El Massaya a démarré. Une aventure nourrie par la passion pour un pays et l’attachement à ses valeurs et traditions. «Comme beaucoup de Libanais, et avec le retour de la paix, je suis parti à la découverte de mon pays», nous conte Sami Ghosn, un des propriétaires de El Massaya. «Au cours de mes visites dans la Békaa, des amis m’ont fait goûter l’arak, le vrai. J’ai appris à l’apprécier mais, par la suite, je fus déçu de ne pas trouver l’arak de mon goût. J’ai alors décidé de fabriquer mon propre arak. J’ai acheté 10 tonnes de raisin «Obeidy», le meilleur pour l’arak, j’ai loué une distillerie et l’aventure débuta». Ce premier essai fut le bon. Des analyses, effectuées en France, qualifiaient cet arak comme étant une excellente eau de vie. Ceci encouragea Sami Ghosn à passer au stade supérieur: il fut à cognac, en France, pour acheter le fameux alambic charentais, seul alambic au Liban à fonctionner au feu de bois: la braise est stable, permettant une cuisson homogène et le parfum des sarments brûlés n’altère en rien le goût de la boisson. Le vin est chauffé trois fois. A la troisième, on rajoute l’anis qu’on laisse macérer 24 heures avant de récupérer le «cœur de l’arak» qui sera vieilli par la suite dans des jarres de Beit-Chabab et qui lui permettront, grâce à leur porosité, de respirer et de perdre une partie en volume, dite «part des anges», partie donnant son parfum et un fard noir aux caves authentiques. El Massaya a particulièrement soigné le design de sa bouteille bleue, conçue et fabriquée en France, afin de mériter un pareil arak. Ce n’est donc pas un hasard si El Massaya est le seul arak qu’on trouve chez Fauchon, place de la Madeleine, à Paris.
Taanayel étend son vignoble dans la plaine de la Békaa à proximité d’un temple dédié par les Romains à Bacchus, dieu de la joie et du vin, en hommage à une terre considérée déjà comme un haut lieu de culture de la vigne et de célébration d’un breuvage divin. Tanaïl Property (T.P.), la maison d’Arak El Massaya, a voulu placer son produit sous les meilleurs cieux en s’installant à Taanayel. Un vaste domaine, des bâtiments flambant neufs et des caves recélant un nectar recherché. Et d’abord le vin El Massaya. Depuis l’inauguration de la cave à vin de T.P., — en présence de ses associés français, MM Dominique Hébrard, co-propriétaire de Château Cheval Blanc classé A Saint-Emilion Bordeaux et Hubert de Bovard de la Forest, co-propriétaire du Château Angélus classé B Saint-Emilion Bordeaux et de...