A Gharzouz, une région forestière près d’Amchit, d’anciens fours à chaux de forme tronconique — 15 m de diamètre et 14 m de hauteur — témoignent d’une activité qui a été florissante en son temps. C’est-à-dire du début du siècle jusqu’au début des années soixante. L’emplacement de ces fours était choisi en fonction du bois qui servait à alimenter le brasier et de la présence de roches blanches qui donnent la meilleure qualité de chaux. «Ecologistes avant l’heure, les «gharzouziotes» ne coupaient pas les arbres mais utilisaient plutôt les branches mortes», signale M. Chaanine. Deux orifices, l’un situé à la base du four et l’autre à mi-hauteur (on y accédait par un escalier en spirale), permettaient aux ouvriers d’attiser le feu et de l’alimenter en bois. C’est que la combustion devait durer en moyenne deux semaines sans relâche, de nuit comme de jour. Des équipes se relayaient donc pour maintenir le foyer allumé. Une fois que la pierre devenait rouge et se couvrait d’une poudre blanchâtre, on éteignait le four qu’on laissait refroidir toute une semaine avant de sortir la chaux. Celle-ci était ensuite remplie dans des sacs et transportée à dos de mulets dans les villages où elle était facilement écoulée. En effet, la chaux était alors utilisée non seulement pour badigeonner les murs des maisons mais également pour ses qualités antiseptiques. On la vaporisait sur les fosses septiques et sur les troncs des arbres pour en éloigner les moustiques nuisibles. Cette industrie artisanale a évidemment périclité à l’apparition des grandes usines. «Les fours à chaux restent néanmoins un élément du patrimoine libanais à préserver. D’autant qu’ils sont jusque-là bien conservés», souligne M. Chaanine. A bon entendeur, salut! .
A Gharzouz, une région forestière près d’Amchit, d’anciens fours à chaux de forme tronconique — 15 m de diamètre et 14 m de hauteur — témoignent d’une activité qui a été florissante en son temps. C’est-à-dire du début du siècle jusqu’au début des années soixante. L’emplacement de ces fours était choisi en fonction du bois qui servait à alimenter le brasier et de la présence de roches blanches qui donnent la meilleure qualité de chaux. «Ecologistes avant l’heure, les «gharzouziotes» ne coupaient pas les arbres mais utilisaient plutôt les branches mortes», signale M. Chaanine. Deux orifices, l’un situé à la base du four et l’autre à mi-hauteur (on y accédait par un escalier en spirale), permettaient aux ouvriers d’attiser le feu et de l’alimenter en bois. C’est que la combustion devait...
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