La Russie a déjà surmonté de précédentes crises économiques de l’ère post-communiste sans devoir pour autant plonger sa population dans le noir pendant les longs et froids hivers. Cette fois, le scénario pourrait être moins clément si le nouveau gouvernement persiste à vouloir imposer une discipline capitaliste dans un secteur encore très imprégné de son passé communiste. Pressés tout au long de l’année de payer leurs impôts, les groupes détenteurs de monopoles sur le gaz et l’électricité ont commencé cet été à se montrer sévères avec leurs abonnés mauvais payeurs, provoquant des coupures de courant dans de nombreuses parties de la Fédération russe. Le réformateur Anatoli Tchoubaïs, qui dirige le géant de l’électricité UES, a déclaré lundi que la direction du groupe «connaissait la solution» et avait mis en œuvre un programme pour l’hiver afin de surmonter les problèmes financiers. Mais, a-t-il ajouté, la crise ne pourra être surmontée qu’en modernisant ce secteur. Tchoubaïs n’a pas clairement promis de renoncer aux coupures d’électricité, mais, selon lui, le prochain gouvernement, quel qu’il soit, fera de ce problème sa priorité. Les premières chutes de neige commencent en octobre en Russie et peuvent durer jusqu’en avril. Dans le Grand Nord, le soleil ne se lève pas du tout pendant deux mois de l’année. «En fait, jusqu’à maintenant, l’électricité reste pratiquement le seul secteur de l’économie russe dans lequel les règles du marché ne fonctionnent pas. Elles n’existent qu’en paroles», a dit Tchoubaïs. «Quelle que soit la gravité de la crise, la solution est de normaliser la situation dans les principaux secteurs industriels, y compris celui de l’énergie». Ces déclarations sont conformes aux tentatives du gouvernement sortant d’obliger les gouvernements régionaux à accepter de prendre la responsabilité financière des approvisionnements énergétiques, afin d’éviter d’accuser le gouvernement, si des coupures de courant se produisent. Le premier ministre par intérim Viktor Tchernomyrdine, dont la candidature pour le poste de premier ministre a été rejetée une première fois lundi par la Douma d’Etat, tente de son côté de jongler entre les mesures d’austérité réclamées par les Occidentaux et la volonté des communistes d’accroître les dépenses de l’Etat pour alléger les conséquences de la crise. Ancien président de Gazprom, monopole du gaz naturel russe, Tchernomyrdine dispose de relations étroites dans le secteur énergétique russe. (AFP)
La Russie a déjà surmonté de précédentes crises économiques de l’ère post-communiste sans devoir pour autant plonger sa population dans le noir pendant les longs et froids hivers. Cette fois, le scénario pourrait être moins clément si le nouveau gouvernement persiste à vouloir imposer une discipline capitaliste dans un secteur encore très imprégné de son passé communiste. Pressés tout au long de l’année de payer leurs impôts, les groupes détenteurs de monopoles sur le gaz et l’électricité ont commencé cet été à se montrer sévères avec leurs abonnés mauvais payeurs, provoquant des coupures de courant dans de nombreuses parties de la Fédération russe. Le réformateur Anatoli Tchoubaïs, qui dirige le géant de l’électricité UES, a déclaré lundi que la direction du groupe «connaissait la solution»...
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