Willy Claes, ancien ministre socialiste de plusieurs gouvernements belges, a été contraint de démissionner en 1995 de son poste de secrétaire général de l’OTAN, pour son implication présumée dans le double scandale politico-financier Agusta-Dassault. Né le 24 novembre 1938 dans une famille flamande modeste, Willy Claes, 59 ans, a résisté longtemps avant de quitter le 20 octobre 1995 l’Alliance, dont il avait pris la tête un an plus tôt. «Je suis totalement innocent», avait-il clamé alors, en dénonçant un «meurtre politique» qu’il impute aux médias. Avec son physique de petit instituteur de province, ses cheveux plaqués et son sourire timide, l’homme, peu charismatique, a toujours cultivé le genre austère et technocratique du Flamand bûcheur, préférant s’exprimer au piano ou à la direction d’orchestre, ses deux passions. Sa nomination à l’OTAN avait marqué le couronnement d’une carrière politique bien remplie. En 25 ans, il a servi sous sept gouvernements, passant de l’Education nationale (1972-1973) aux Affaires économiques (1973-1974, 1977-1981, 1988-1992), avant de diriger la diplomatie de son pays (1992-1994). Ses activités à l’Economie sont à l’origine de ses démêlés judiciaires. Membre éminent du Parti socialiste flamand (SP), il est accusé de corruption passive, faux et usage de faux dans le cadre du versement présumé de pots-de-vin à son parti par les sociétés italienne Agusta et française Dassault lors de contrats d’armement signés en 1988 et 1989. Depuis son départ de l’OTAN, il a repris des responsabilités politiques locales dans son fief de Hasselt (nord-est) et vient de publier un livre intitulé «Messages pour le XXIe siècle». (AFP)
Willy Claes, ancien ministre socialiste de plusieurs gouvernements belges, a été contraint de démissionner en 1995 de son poste de secrétaire général de l’OTAN, pour son implication présumée dans le double scandale politico-financier Agusta-Dassault. Né le 24 novembre 1938 dans une famille flamande modeste, Willy Claes, 59 ans, a résisté longtemps avant de quitter le 20 octobre 1995 l’Alliance, dont il avait pris la tête un an plus tôt. «Je suis totalement innocent», avait-il clamé alors, en dénonçant un «meurtre politique» qu’il impute aux médias. Avec son physique de petit instituteur de province, ses cheveux plaqués et son sourire timide, l’homme, peu charismatique, a toujours cultivé le genre austère et technocratique du Flamand bûcheur, préférant s’exprimer au piano ou à la direction...
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