La faillite d'une banque japonaise pourrait perturber les marchés
le 18 août 1998 à 00h00
La faillite d’une grande banque japonaise pourrait perturber les marchés intérieur et internationaux outre qu’elle serait susceptible d’affecter l’économie nationale, a déclaré lundi à la Diète le gouverneur de la Banque du Japon (Boj) Masaru Hayami. Interrogé par la commission budgétaire de la chambre basse, il a réaffirmé qu’il préférerait voir une banque en faillite fusionner ou être rachetée dans le cadre d’une opération du secteur privé, sans qu’on ait à lui appliquer la formule de la «banque-relais» proposée par le gouvernement. «On peut aisément imaginer que la faillite d’une (grande) institution financière perturbe fortement les marchés intérieur et extérieurs, et il y a lieu de craindre qu’elle ait un grand impact sur l’économie réelle», a déclaré Hayami. «Nous devons mettre en œuvre toutes les mesures nécessaires afin de prévenir des faillites en chaîne ou un risque systémique», a-t-il dit, ajoutant que toute initiative motivée par une faillite bancaire présupposait que les activités de prêt de la banque en question soient maintenues. En cas de faillite d’une grande banque, «il serait souhaitable de procéder sans avoir recours au système de banque-relais, par le biais d’une fusion résultant de pourparlers (entre banques) ou par un rachat sur le marché», a poursuivi M. Hayami. Il a dit craindre qu’une «faillite abrupte» n’entame la confiance internationale envers l’économie nippone. M. Hayami a jugé nécessaire que les autorités agissent rapidement pour empêcher une grande faillite bancaire: «Nous devons être très prudents et prendre des mesures au plus tôt». Intervenant lui aussi devant la commission budgétaire de la chambre basse, le premier ministre Keizo Oubuchi a déclaré pour sa part que le système de «banque-relais» pourrait s’appliquer à de grandes banques aussi bien qu’à de plus modestes. Reprenant à son compte des propos du ministre des Finances Kiichi Miyazawa, M. Obuchi a dit que le projet de législation financière du gouvernement ne distinguait pas entre les banques grandes et petites en ce qui concerne l’application de la formule des banques-relais. M. Obuchi a affirmé envisager de publier les conclusions générales d’inspections en cours dans les 19 grandes banques japonaises, mais pas celles concernant les banques prises individuellement. Il a par ailleurs jugé inexact un article de presse d’après lequel le gouvernement songerait à opérer un nouveau transfert de fonds publics au profit de la Long Term Credit Bank of Japan. (Reuters)
La faillite d’une grande banque japonaise pourrait perturber les marchés intérieur et internationaux outre qu’elle serait susceptible d’affecter l’économie nationale, a déclaré lundi à la Diète le gouverneur de la Banque du Japon (Boj) Masaru Hayami. Interrogé par la commission budgétaire de la chambre basse, il a réaffirmé qu’il préférerait voir une banque en faillite fusionner ou être rachetée dans le cadre d’une opération du secteur privé, sans qu’on ait à lui appliquer la formule de la «banque-relais» proposée par le gouvernement. «On peut aisément imaginer que la faillite d’une (grande) institution financière perturbe fortement les marchés intérieur et extérieurs, et il y a lieu de craindre qu’elle ait un grand impact sur l’économie réelle», a déclaré Hayami. «Nous devons mettre...
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