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Actualités - Chronologie

Le ministre syrien du pétrole attendu aujourd'hui en Irak

Le ministre syrien du Pétrole Maher Hosni Jamal est attendu aujourd’hui mardi à Bagdad pour une visite axée sur la coopération dans le domaine pétrolier. M. Jamal doit s’entretenir avec son homologue irakien Amer Rachid de la réouverture d’un oléoduc reliant le champ pétrolifère de Kirkouk dans le nord de l’Irak au port syrien de Banias sur la Méditerranée, fermé depuis 1982, selon la même source. La décision de rouvrir cet oléoduc avait été prise en juillet lors d’une visite de M. Rachid à Damas. L’oléoduc, d’une capacité de 1,4 million de barils par jour, avait été fermé par la Syrie après des différends avec Bagdad consécutifs à la position de Damas jugée favorable à Téhéran lors de la guerre Iran-Irak (1980-1988). Washington s’est opposé à ce projet, estimant qu’il «n’est pas autorisé dans le cadre du programme pétrole contre nourriture» et a affirmé qu’il «s’agirait d’une violation de l’embargo» imposé à Bagdad depuis 1990. Mais le chef de la diplomatie irakienne Mohamed Saïd Sahhaf avait affirmé fin juillet que son pays était déterminé à rouvrir l’oléoduc malgré l’opposition des Etats-Unis. MM. Rachid et Jamal doivent également évoquer la construction d’un nouvel oléoduc pour renforcer les capacités d’exportation de pétrole irakien, selon la même source. M. Rachid avait annoncé à l’occasion de sa visite en Syrie que l’Irak et la Syrie étaient tombés d’accord pour lancer ce projet, sans plus de précisions. Bagdad et Damas étudient en outre la construction d’une raffinerie de pétrole d’une capacité de 140.000 barils par jour (bj) au port syrien de Banias «avec des capitaux syriens et irakiens», selon M. Rachid. La Syrie et l’Irak, gouvernés par des branches rivales du parti Baas panarabe, ont commencé en 1997 à normaliser leurs relations. Bagdad, soumis à un embargo pétrolier depuis 1990, cherche à développer ses exportations de brut dans le cadre de l’accord «pétrole contre nourriture» convenu entre l’Irak et l’ONU. L’accord, appliqué depuis décembre 1996 et renouvelé tous les six mois, permet à l’Irak d’exporter des quantités limitées de pétrole pour se procurer des produits de première nécessité, sous strict contrôle de l’ONU. (AFP)
Le ministre syrien du Pétrole Maher Hosni Jamal est attendu aujourd’hui mardi à Bagdad pour une visite axée sur la coopération dans le domaine pétrolier. M. Jamal doit s’entretenir avec son homologue irakien Amer Rachid de la réouverture d’un oléoduc reliant le champ pétrolifère de Kirkouk dans le nord de l’Irak au port syrien de Banias sur la Méditerranée, fermé depuis 1982, selon la même source. La décision de rouvrir cet oléoduc avait été prise en juillet lors d’une visite de M. Rachid à Damas. L’oléoduc, d’une capacité de 1,4 million de barils par jour, avait été fermé par la Syrie après des différends avec Bagdad consécutifs à la position de Damas jugée favorable à Téhéran lors de la guerre Iran-Irak (1980-1988). Washington s’est opposé à ce projet, estimant qu’il «n’est pas...