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Actualités - Chronologie

Conclusion d'une équipe médicale Moshood Abiola est décédé de mort naturelle

La mort, le 11 juillet, du chef de l’opposition nigériane Moshood Abiola est due à des causes naturelles, bien que le stress dû à son emprisonnement ait pu contribuer à ce décès, a conclu une équipe médicale internationale sollicitée par sa famille. M. Abiola souffrait «d’une maladie du cœur de longue date, d’une intensité telle qu’elle pouvait causer une mort soudaine non prévisible», a indiqué le professeur James Young, membre de l’équipe médicale internationale. M. Young a fait état d’«un rétrécissement important des principales artères coronariennes à cause de plaques de graisse». «Par ailleurs, nous avons constaté une hypertrophie significative du cœur due à une hypertension de longue date», a-t-il ajouté. Chacun de ces dysfonctionnements peut provoquer une mort soudaine et leur présence combinée ne fait qu’accentuer la probabilité d’une telle mort, a-t-il précisé. A la question de savoir si Abiola était décédé faute de n’avoir pas reçu les soins nécessaires lorsqu’il était emprisonné, M. Young a répondu que c’était «à prendre en considération mais que cela nécessiterait un examen plus poussé». Il a toutefois indiqué ne pas être en mesure de fournir la moindre indication sur le traitement médical fourni au prisonnier. Pas de poison M. Young a par ailleurs indiqué que l’équipe internationale, comprenant également des médecins légistes américains et britanniques, n’avait pas trouvé de traces de poison ou d’un médicament inapproprié dans le corps de Moshood Abiola, pas plus que des traces de «traumatisme physique ou toute autre maladie significative». L’examen des tissus a été effectué au microscope à Londres et au centre d’études légistes de Toronto (Canada), a-t-il précisé. Interrogé sur la possibilité d’utilisation d’un «médicament exotique» sur Abiola, le médecin légiste a été affirmatif: «Les tests n’ont rien montré de cela. Nous pensons n’avoir rien laissé de côté». L’équipe médicale, a ajouté le spécialiste, a interrogé les personnes qui se trouvaient avec le prisonnier au moment de son attaque et s’est entretenue avec sa famille de ses précédents en matière de santé. Ils en ont conclu, prenant en compte la vie qu’Abiola a menée, son état physique général — dont son poids élevé — qu’il était prédisposé à une attaque cardiaque. Moshood Abiola, 60 ans, avait perdu connaissance après avoir eu un malaise accompagné de difficulté à respirer, en pleine réunion avec des responsables nigérians et américains, à la résidence des hôtes d’Etat à Abuja. Des médecins avaient en vain tenté de le réanimer avant qu’il ne soit transporté à l’hôpital où sa mort a été constatée. Sa famille et de nombreux opposants avaient estimé que le plus célèbre prisonnier politique du Nigeria pouvait avoir été victime d’un empoisonnement, alors que le nouveau pouvoir affirmait vouloir lui confier d’importantes fonctions dans le processus de retour à la démocratie. (AFP)
La mort, le 11 juillet, du chef de l’opposition nigériane Moshood Abiola est due à des causes naturelles, bien que le stress dû à son emprisonnement ait pu contribuer à ce décès, a conclu une équipe médicale internationale sollicitée par sa famille. M. Abiola souffrait «d’une maladie du cœur de longue date, d’une intensité telle qu’elle pouvait causer une mort soudaine non prévisible», a indiqué le professeur James Young, membre de l’équipe médicale internationale. M. Young a fait état d’«un rétrécissement important des principales artères coronariennes à cause de plaques de graisse». «Par ailleurs, nous avons constaté une hypertrophie significative du cœur due à une hypertension de longue date», a-t-il ajouté. Chacun de ces dysfonctionnements peut provoquer une mort soudaine et leur présence...